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Cantelli – VII – Brahms: Tragische Ouverture Op.81 – Symphonie n°1 Op.68 – Alt Rhapsodie Op.53 -Verdi: Te Deum

Brahms: Tragische Ouverture Op.81 NBC SO Manhattan Center – January 15, 1951

Brahms: Symphonie n°1 Op.68 NBC SO – Carnegie Hall – December 6, 1952

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NYPO – Westminster Choir – Carnegie Hall – April 1, 1956

Verdi: Te Deum

Brahms: Alt-Rhapsodie Op.53 NYPO – Martha Lipton

Guido Cantelli a peu donné en concert l’Ouverture Tragique de Brahms Op.81, mais par contre sa Première Symphonie Op.68 est l’œuvre qu’il a le plus dirigé. Fin 1950, la NBC a transformé en studio de TV le studio 8-H où avaient lieu la plupart des concerts du NBC SO, et a décidé de les transférer au Manhattan Center, salle à l’acoustique très réverbérée, ce que Toscanini a refusé, seul Carnegie Hall étant pour lui acceptable, et donc seuls d’autres chefs d’orchestre, dont Cantelli,  y ont donné temporairement des concerts avec cet orchestre, et la NBC n’a finalement pu que se plier à sa demande.

Le Te Deum de Verdi et la Rhapsodie pour contralto, chœurs d’homme et orchestre Op.53 de Brahms ont été mis au programme des concerts des 29, 30, 31 mars, et 1 avril 1956 du New York Philharmonic et c’est la seule fois qu’il les a dirigées.

Guido Cantelli has seldom performed Brahms’ Tragic Overture Op.81, whereas his first Symphony Op.68 was the work he most conducted. At the end of 1950, the NBC transformed Studio 8-H where most of the NBC SO concerts were given, into a TV studio, and decided to tranfer them to Manhattan Center, a venue with much reverberation, which Toscanini refused, only Carnegie Hall being acceptable to him, and thus only other conductors, among them Cantelli, temporarily gave concerts there with this orchestra and eventually the NBC had to comply with his demand.

Verdi’s Te Deum and Brahms’ Rhapsody for contralto, male chorus and orchestra Op.53 were performed at the New York Philharmonic concerts of March 29, 30, 31 and April 1, 1956 and it it the only time he performed them.

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Cantelli – VI – Brahms: Symphonie n°3 Op.90 – 2 Versions

NBC SO Carnegie Hall – 15 December 1951 (Bande/Tape)

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Philharmonia Orchestra – 8, 9, 12, 16 &18 August 1955 (GHLP 1004-Mono)

La Troisième Symphonie est réputée comme étant la Symphonie de Brahms la plus difficile à interpréter. Si des chefs comme Walter ou Furtwängler ont signé des versions considérées comme des références, elle a posé beaucoup de problèmes même à de grands brahmsiens, à commencer par Toscanini qui, dans ses témoignages enregistrés, ne l’a vraiment réussie qu’avec le Philharmonia Orchestra, en concert à Londres au Royal Festival Hall en 1952.

C’était par contre une des grandes interprétations de Guido Cantelli qui en a laissé trois témoignages enregistrés (NBC SO, Boston SO, Philharmonia Orchestra).

L’enregistrement réalisé pour HMV/EMI à Kingsway Hall en 1955 a été capté à la fois en monophonie et en stéréophonie expérimentale. A cet effet , il y avait deux équipes de prises de son. L’enregistrement stéréophonique n’a été publié qu’en 1978, et depuis, c’est cette seule version qui est rééditée. Toutefois, en comparant ces deux captations, on constate qu’avec l’étalement en largeur de l’orchestre procuré par la stéréo, la réverbération de Kingsway Hall tend à diluer les timbres et à lisser les phrasés, alors que la prise de son mono, bénéficiant d’un judicieux placement microphonique qui permet à l’acoustique ample de la salle de porter pleinement le son de l’orchestre, est bien mieux définie: l’interprétation sonne de manière nettement plus vivante, et les timbres et les détails du phrasé sont mieux restitués. Avec la version mono, on est aussi musicalement plus proche de la version enregistrée en concert avec le NBC SO.

Le tableau des minutages ci-dessous montre qu’en studio avec le Philharmonia, et comme c’était en général le cas avec Cantelli, les tempi sont plus larges. Il montre aussi qu’en concert, Cantelli faisait la reprise (environ 3′) dans le premier mouvement, mais que cette reprise est malheureusement omise dans l’enregistrement commercial avec le Philharmonia.

Minutages/Timings:

NBC SO 15 Dec. 1951 (12’23; 7’57; 5’35; 8’06)

Boston SO 25 Dec. 1954 (12’28; 7’58; 5’45; 8’02)

NYPO 20 Jan. 1955 (12’40; 7’45; 5’40; 8’10)

Philharmonia Orch Aug. 1955 (9’57; 8’43; 6’18; 8’25)

[Philharmonia Orch Toscanini 1 Oct 1952 (12’27; 8’31; 6’17; 8’34)]

Cantelli Philharmonia Edinburgh

Among the Brahms Symphonies, the Third Symphony is considered as being the most difficult to perform. If conductors like Walter or Furtwängler have made recordings considered as references, it proved problematic even for great Brahms conductors, and for Toscanini to start with, who in his recorded testimonies was only successful with his 1952 London concert in Royal Festival Hall with the Philharmonia Orchestra.

On the other hand, it was one of the great performances of Guido Cantelli who left three recordings (NBC SO, Boston SO, Philharmonia Orchestra).

The 1955 recording for HMV/EMI in Kingsway Hall was made both in mono and in experimental stereo. For this purpose, there where two recording teams. The stereophonic version was published only in 1978, and since then, is the only one to be re-issued. However a comparison between both reveals that, because of the Kingsway Hall reverberation, the spreading in width of the orchestra brought by stereophony goes with a lower definition of the timbres and a smoothing of the phrasings, whereas the mono version, because of a well chosen microphone placement that allows the warm hall acoustics to bring a full-blooded orchestral sound, has much more definition: the performance sounds much more alive, and the timbres and the details of phrasing are better reproduced. With the mono version, we are also musically closer to the concert performance recorded with the NBC SO.

The timings (see above) show that in studio with the Philharmonia, and as was generally the case with Cantelli, the tempi are broader. They also show that, in live performances, Cantelli made the first movement repeat (about 3′), but that this repeat was omitted in the commercial recording with the Philharmonia.

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Fischer-Dieskau – Brahms: Lieder und Gesänge Op.32 Klust – Mahler: Lieder eines fahrenden Gesellen Philharmonia Orchestra Furtwängler

Brahms Lieder und Gesänge Op.32 n° 1-6 & 9 Hertha Klust piano 

Berlin 25 mai 1955 – Prod: Fritz Ganss Eng: Horst Lindner

Mahler Lieder eines fahrenden Gesellen – Philharmonia Orchestra Wilhelm Furtwängler – London Kingsway Hall 24 & 25 juin 1952

Prod: Lawrence Collingwood Eng: Douglas Larter

Bande HMV 19cm/s 2 pistes HTB 409

En 1956, HMV a publié ces enregistrements en microsillon (ALP 1270), mais aussi sous forme de bande magnétique HTB 409. Le couplage de ces deux œuvres est inhabituel, et ce d’autant plus que Fischer-Dieskau a enregistré en juin 1955 les Kindertotenlieder de Mahler avec le BPO sous la direction de Rudolf Kempe. Essayons d’en décrypter les raisons:

Les Lieder eines fahrenden Gesellen ont été enregistrés par Fischer-Dieskau et Furtwängler les 24 et 25 juin 1952 en profitant du temps d’enregistrement disponible après les séances consacrées à l’intégrale de Tristan und Isolde de Wagner.

Le 29 novembre 1953, Furtwängler écrit à Walter Legge en évoquant l’enregistrement du Monologue d’Amfortas en projet avec Fischer-Dieskau et le Philharmonia lors de sa venue à Londres en mars 1954: « J’imagine que les Lieder eines fahrenden Gesellen enregistrés avec Fischer-Dieskau n’ont toujours pas été publiés. Comme je fais dans les prochains jours les Kindertotenlieder avec Fischer-Dieskau à Berlin, ce serait semble-t-il une bonne idée de les enregistrer à la place du Monologue d’Amfortas si on dispose d’assez de temps ». Le 3 décembre, Legge confirme ce changement. De plus, entre les deux concerts de Furtwängler prévus avec le Philharmonia au Royal Festival Hall les 5 et 12 mars 1954, un étonnant Récital de Lieder de Schumann avait été programmé le 7 mars dans cette même salle avec Fischer-Dieskau et Schwarzkopf, Furtwängler étant au piano. Legge propose le programme suivant: Dichterliebe, Frauenliebe und Leben et 15 Duos.

Le 12 janvier 1954, Furtwängler écrit à Legge depuis le sanatorium d’Ebersteinburg (Baden-Baden) où il doit séjourner pour se remettre des effets de ses traitements aux antibiotiques américains qu’il avait pris le mois précédent. Il a du annuler une tournée avec le BPO et une autre (au Portugal) avec le WPO, ainsi qu’une série d’autres concerts. Il annonce en outre qu’il ne pourra assurer à Londres que le concert du 12 mars. Il demande donc d’annuler le concert du 5 mars et le Récital du 7 mars. Le 18 janvier, Legge lui répond en exprimant ses regrets. Le 2 février, Furtwängler lui confirme qu’il ne dirigera que le concert du 12 mars et en confirme le programme. Le 7 février, Furtwängler écrit à Legge pour lui faire savoir que ses médecins l’autorisent finalement à reprendre ses activités le 1er mars et qu’il a programmé une série d’enregistrements avec le WPO (N.B. en fait du 28 février au 8 mars). Il n’est plus question d’enregistrer les Kindertotenlieder. Il n’en sera également pas fait état dans les échanges ultérieurs entre le chef et Legge.

Quant à Fischer-Dieskau, il recherchera activement, mais en vain, un enregistrement des Kindertotenlieder provenant des concerts berlinois de décembre 1953.

Dans ses mémoires, il laisse entendre qu’à l’époque il n’est pas satisfait de l’enregistrement qu’il en a fait avec Rudolf Kempe et le BPO en raison du manque d’entente entre l’orchestre et le chef. Ce sont probablement les raisons du choix du couplage Brahms/Mahler, grâce auquel la subtilité du piano d’Hertha Klust (1907-1970), que d’ailleurs Furtwängler appréciait beaucoup, mais dont la carrière fut semble-t-il abrégée par des problèmes auditifs, répondait à celle de la direction de Furtwängler.

Dietrich Fischer-Dieskau & Wilhelm Furtwängler – Titania Palast Décembre 1953

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In 1956, HMV published these recordings as a LP (ALP 1270), but also on a reel-to-reel magnetic tape HTB 409. The coupling of these two works is unusual, al the more so, since Fischer-Dieskau recorded in June 1955 Mahler’s Kindertotenlieder with the BPO conducted by Rudolf Kempe. Let’s attempt an explanation:

The Lieder eines fahrenden Gesellen were recorded by Fischer-Dieskau and Furtwängler on June 24 and 25, 1952 during available recording time further to the sessions devoted to the complete recording of Wagner’s Tristan und Isolde.

On November 29, 1953, Furtwängler writes to Walter Legge and mentions the project recording of the Amfortasmonolog with Fischer-Dieskau and the Philharmonia during his stay in London in March 1954: « I gather that the Lieder eines fahrenden Gesellen with Fischer-Dieskau, which we recorded, have still not been released. As I am doing the Kindertotenlieder with Fischer-Dieskau in Berlin in the next few days, it would seem to be a good idea to record this as well – instead of the Amfortasmonolog – if there is time ». On December 3, Legge confirms the change. Moreover, between both Furtwängler’s concerts arranged with the Philharmonia at the Royal Festival Hall on March 5 and 12, 1954, an astonishing Recital of Lieder by Schumann had been scheduled on March 7 in the same venue with Fischer-Dieskau and Schwarzkopf, Furtwängler being the pianist. Legge suggests the following program: Dichterliebe, Frauenliebe und Leben and 15 Duets.

On January 12, 1954, Furtwängler writes to Legge from the Ebersteinburg sanatorium (Baden-Baden) were he has to stay to undergo a course of treatment which became necessary as a consequence of American antibiotics which were given to him the previous month. He had to cancel a tour with the BPO and another one (in Portugal) with the WPO, as well as a series of other concerts. He also mentions he will be able to conduct only the second London concert on March 12. As a consequence, he requests the cancellation of the March 5 concert as well as of the Recital of March 7. On January 18, Legge answers and expresses his regrets. On February 2, Furtwängler confirms he will conduct only the March 12 concert and also confirms the program. On February 7, Furtwängler writes to Legge to inform him that his doctors can discharge him as early as March 1st and that he has arranged with the WPO to do some recordings during that period (N.B. in fact between February 28 and March 8). It is no longer contemplated to record the Kindertotenlieder. Nor will this recording be further discussed in the next letters between the conductor and Legge.

As to Fischer-Dieskau, his active searches to find a recording of the Kindertotenlieder from the December 1953 Berlin concerts remained fruitless.

In his memoirs, the singer suggests that he was then not satisfied with the recording of this work he made with Rudolf Kempe and the BPO, because of the lack of understanding between the orchestra and the conductor. These are probably the reasons for the choice of the Brahms/Mahler coupling, thanks to which the subtility of the piano of Hertha Klust (1907-1970), whom by the way Furtwängler liked very much, but whose career was most probably shortened by hearing problems, mirrored that of Furtwängler’s conducting.

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Mitropoulos – V – Brahms: Concerto n°2 en si bémol majeur Op. 83 – Rudolf Serkin – NYPO

Carnegie Hall – 31 octobre 1948 – Violoncelle solo: Leonard Rose

Entre le Concert du 20 février 1936 (Beethoven Concerto n°4 Op.58 & Mozart Concerto n°27 K.595 avec Arturo Toscanini) et le « Rudolf Serkin Golden Jubilee Program » du 20 février 1986 (Beethoven Concerto n°4 Op.58 avec Zubin Mehta), Rudolf Serkin a joué plus de 110 fois avec le NYPO, dont 27 Concerts sous la direction de Dimitri Mitropoulos, mais aucun disque avec ce dernier n’en est résulté. Ce rare enregistrement du Concerto n°2 de Brahms représente leur première collaboration avec le NYPO. L’interprétation est d’une rare intensité et il est donc tentant de la comparer avec la célèbre version Edwin Fischer/Wilhelm Furtwängler dont le style est bien sûr très différent.

(Enregistré sur disques 33 tours 40 cm à gravure directe, reportés ensuite sur bande magnétique).

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New York Philharmonic – Concerts avec/with Rudolf Serkin & Dimitri Mitropoulos

(Carnegie Hall sauf indication contraire / Carnegie Hall unless otherwise indicated)

Oct. 28, 29 & 31, 1948 Brahms Concerto n°2 Op.83

Jan. 5, 6, 1950 Reger Concerto Op.114

Jan. 7, 8,1950 Beethoven Concerto n°4 Op.58

Nov. 13, 1950 Mozart Rondo K.382; Schumann Introduction & Allegro Op.134 (US Premiere), Mendelssohn Concerto n°1 Op.25; Strauss Burleske.

Sept. 1, 1951(Edinburgh Usher Hall) Schumann Concerto Op.54

Nov. 22, 23 & 25, 1951 Brahms Concerto n°1 Op.15

Jan. 28 & 29, 1954 Mozart Concerto n°17 K.453; Strauss Burleske; Beethoven Concerto n°4 Op.58

Febr. 17, 18 & 20, 1955 Brahms Concerto n°2 Op.83

June 20, 1955 (Lewisohn Stadium – Manhattan) Beethoven Concerto n°5 Op.73

Oct 20, 21, 1955 Mozart Concerto n°25 K.503, n°16 K.451 & n°23 K.488

Oct 23, 1955 Mozart Concerto n°16 K.451 & n°25 K.503

Febr. 28, March 1, 1957 Beethoven Concerto n°4 Op.58

Febr. 6, 7 & 9, 1958 Schumann Introduction & Allegro Op.134; Strauss Burleske

Febr. 8, 1958 Reger Concerto Op.114

(Une date soulignée indique un concert radiodiffusé/ an underlined date indicates a broadcast concert)

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Between the Concert of February 20, 1936 (Beethoven Concerto n°4 Op.58 & Mozart Concerto n°27 K.595 with Arturo Toscanini) and the « Rudolf Serkin Golden Jubilee Program » of February 20, 1986 (Beethoven Concerto n°4 Op.58 with Zubin Mehta), Rudolf Serkin performed more than 110 times with the NYPO, including 27 Concerts (listed above) under the direction of Dimitri Mitropoulos, but no commercial recording with the latter ever materialized. This rare recording of Brahms’ Second Concerto n°2 (solo cellist: Leonard Rose) represents their first collaboration with the NYPO. The performance has a rare intensity, and for that matter, it is tempting to compare it with the well-known version with Edwin Fischer and Wilhelm Furtwängler, who of course play in a very different style.

(Recorded on 33rpm 16″ Transcription Discs later dubbed on magnetic tape).

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Mitropoulos – IV – Brahms: Concerto n°1 en ré mineur Op.15 – William Kapell – NYPO

Carnegie Hall – 12 avril 1953

La source utilisée jusqu’à présent pour les rééditions de cet enregistrement présente un spectre de fréquences tronqué dans l’aigu, ce qui se traduit par un son quelque peu étouffé qui empêche d’apprécier la splendeur sonore du piano de William Kapell (1922-1953), et aussi de l’orchestre.

La bande recopiée ici est en tout point supérieure et permet de restituer enfin cette grande interprétation que Kapell a donnée pour sa dernière apparition à New York avec un orchestre.

Pour sa dernière saison complète, Kapell a joué à travers les Etats-Unis un ambitieux programme de concertos, avec notamment trois apparitions à New-York, à savoir les 27 et 28 novembre 1952 (avec Dimitri Mitropoulos) pour le Concerto N°17 K. 453 de Mozart qu’il rejouera à Prades l’été suivant sous la direction de Pablo Casals, le 30 décembre 1952 pour le 3ème Concerto de Prokofiev avec le Philadelphia Orchestra (direction Alexander Hilsberg) et enfin les 11 et 12 avril 1953, pour le Concerto n°1 de Brahms, en lieu et place du 3ème Concerto de Prokofiev prévu initialement:

Après le concert du 1er décembre à Dallas avec le Concerto Op.15 de Brahms, le chef Walter Hendl lui a adressé une lettre dans laquelle il écrivait: « I have come to the conclusion that you are the great American pianist » (« J’en suis arrivé à la conclusion que vous êtes le grand pianiste américain »).

Les archives ont conservé des copies annotées des programmes des deux concerts des 11 et 12 avril 1953, et il y a de grandes différences de minutage: le 12, pour le concert radiodiffusé, les premier et deuxième mouvements durent chacun environ une minute de plus.

Nul doute que le pianiste et le chef ont modifié leur approche, probablement lors de la répétition pour le concert du dimanche, qui n’a pas le même programme que le précédent.

Bien sûr, un minutage différent n’est qu’une vague indication, mais fort heureusement, Harriett Johnson, critique du New York Post a assisté aux deux concerts et nous donne ainsi de précieux commentaires. Ainsi, lors du deuxième concert, l’interprétation était selon elle beaucoup plus détendue et de ce fait beaucoup plus éloquente. Dans ce contexte, elle pointe une tendance du pianiste à se laisser entraîner par sa propre intensité, d’où un excès de tension, une virtuosité trop marquée et une sonorité métallique. L’interprétation de l’Adagio est notée pour son intensité pénétrante, sa vitalité rayonnante et la beauté du phrasé. L’article du Musical Courier (May 1, 1953) va dans le même sens en soulignant, en ce qui concerne le premier concert, la chaleur rhapsodique de l’interprétation, mais aussi le tempo très rapide du premier mouvement, la grande virtuosité et un côté parfois plutôt percussif du jeu du pianiste.

Quoiqu’il en soit, avec ce concert radiodiffusé, nous disposons de la meilleure des deux prestations des interprètes, soliste et chef.

Musical Courier May 1, 1953 (critique du concert du 11 avril)

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The source that was used for the previous re-issues of this recording is truncated in the high frequencies, so that the sound is somewhat muffled which does not allow to appreciate the splendid piano sound of William Kapell (1922-1953), and also the orchestra.

The tape dubbed here is vastly superior and fully allows to hear the great performance given by Kapell for his last orchestral concert in New-York.

Fot his last complete season, Kapell performed through the United States an ambitious program of concertos, with no less than three programs in New York, namely on November 27 and 28, 1952 (with Dimitri Mitropoulos) for Mozart’s Concerto N°17 K. 453 he would later perform at the Prades Festival the following summer under the direction of Pablo Casals, on December 30, 1952 for Prokofiev’s Third Concerto with the Philadelphia Orchestra (conducted by Alexander Hilsberg) and to end with, on April 11 and 12, 1953 for Brahms’ First Concerto, instead of the previously scheduled Prokofiev’s Third Concerto.

After the December 1st, concert in Dallas with this Brahms Concerto, the conductor Walter Hendl sent him a letter in which he wrote « I have come to the conclusion that you are the great American pianist ».

The archives have kept annotated copies of the programs of both concerts of April 11 and 12, 1953, and there are major differences in timings: on the 12th, for the broadcast concert, each of the first and the second movements lasts about one full minute longer.

It is clear that both pianist and conductor have reconsidered their approach, probably during the rehearsal for the Sunday concert, whose program is different.

A different timing is of course merely a vague indication, but quite happily, Harriett Johnson, critic for the New York Post attended both concerts and provides us with precious comments. Indeed, at the second concert, the performance was for her much more relaxed and consequently much more eloquent. In this context, she points out the pianist’s tendency toward becoming consumed by his own intensity, the result being tension, too much emphasis on virtuosity, overplaying of the instrument and a steely tone. According to her, the performance of the Adagio was remarkable for its penetrating intensity, its glowing vitality and its beauty of phrasing. The article in the Musical Courier (May 1, 1953) goes in the same direction. It underlines, as far as the first concert is concerned, the rhapsodic warmth of the performance, but also the very fast tempo of the first movement, and the pianist’s great virtuosity and his sometimes rather percussive touch.

Be it as it may, with this broadcast concert, we have the best of the two performances, both for the soloist and the conductor.

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