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Beethoven Quartet – M.Terian – Mozart Quintette K516

Dmitry Tsyganov, violon I, Vassily Shirinsky, violon II, Vadim Borisovsky, alto I, Mikhaïl Terian, alto II et Sergei Shirinsky, violoncelle

Enregistré les 23 janvier & 6 février 1952

Voici une grande interprétation d’un chef-d’œuvre absolu de Mozart, le Quintette en sol mineur K.516. Aux membres du Quatuor Beethoven, s’est joint Mikhaïl Terian pour former un pupitre d’alto de très haut niveau, si important dans cette œuvre.

Vadim Borisovsky

Vadim Borisovsky (1900-1972) était considéré comme un des fondateurs de l’école russe d’alto et en tant qu’interprète et éditeur, il a contribué à en élargir le répertoire, notamment par de nombreuses transcriptions. Durant les années 20, avec l’aide de Paul Hindemith, il a dressé le catalogue complet des œuvres écrites pour alto et viole d’amour. Il jouait d’un instrument de grande taille (47,5 cm) du luthier Gaspara da Salò. Il a enseigné au Conservatoire de Moscou à partir de 1925. Parmi ses élèves, on notera bien sûr Rudolf Barshaï, mais aussi Fyodor Druzhinin qui lui succèdera au pupitre du Quatuor Beethoven, Dmitry Shebalin, l’altiste du Quatuor Borodine, et pour une courte période, Yuri Bashmet.

Mikhaïl Terian

Mikhaïl Terian (1905-1987) était à l’époque un altiste renommé, qui enseignait au Conservatoire de Moscou (classe d’alto depuis 1946 et de quatuor depuis 1935). En 1925, il a été un des co-fondateurs du Quatuor Komitas. Il a rejoint ensuite le Quatuor Oïstrakh. Il a aussi dirigé l’Orchestre du Conservatoire de Moscou et il existe d’ailleurs sous sa direction un enregistrement du Concerto de Beethoven Op.61 avec David Oïstrakh (publié par Moscow Conservatory Records SMC CD 0021).

Melodiya a édité deux fois l’enregistrement du Quintette K.516 sous forme de microsillon. Le première parution (1960) occupait les deux faces d’un disque 25 cm (D-8145/46), et le premier mouvement était donné avec les reprises (durée 12’45):

Par contre, pour la réédition de 1978, l’enregistrement a été gravé sur une face (M10-40859) d’un 33t. 30 cm, l’autre face étant occupée par le Quintette Op.29 de Beethoven avec les mêmes interprètes. La durée du premier mouvement, privée de ses reprises, se trouvait ainsi réduite presque de moitié à 6’40.

Ceci n’est pas sans conséquences, car cette œuvre repose sur une accumulation de tension avec des mouvements de plus en plus lents (Allegro – Allegretto – Adagio ma non troppo – Adagio), l’Adagio qui ouvre le dernier mouvement enchaînant « attacca » avec l’Allegro final libérateur. Dans la parution originale, l’accumulation de tension dès le premier mouvement est beaucoup plus importante, et la perception des mouvements suivants et donc de l’ensemble de l’œuvre n’est plus du tout la même.

Les deux reports, respectivement de 1960 et 1978, sont proposés en téléchargement.

I – Plages 01 à 04: Version avec les reprises dans le premier mouvement (33t. 25 cm D-8145/46).

II – Plages 05 à 08: Version sans les reprises dans le premier mouvement (33t. 30 cm M10-40859).

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Beethoven Quartet-M.Terian – Mozart Quintet K516

Dmitry Tsyganov, violin I, Vassily Shirinsky, violin II, Vadim Borisovsky, viola I, Mikhaïl Terian, viola II & Sergei Shirinsky, cello

Recorded January 23 & February 6, 1952

Here is a great performance of a major masterpiece by Mozart, namely the G minor Quintet K.516. With the members of the Beethoven Quartet, there is Mikhaïl Terian to form a very high level viola section, so important in this work.

Vadim Borisovsky (1900-1972) was considered as one of the founders of the Russian viola school, and as a performer as well as an editor, he contributed to broadening its repertoire, especially by way of many transcriptions. During the 20s, with Paul Hindemith’s contribution, he made a complete catalog of the works written for the viola and for the viola d’amore. He played on a very large viola (47.5 cm) built by Gaspara da Salò. He taught at the Moscow Conservatory since 1925. Among his pupils, were of course Rudolf Barshaï, but also Fyodor Druzhinin who was his successor when he left the Beethoven Quartet, Dmitry Shebalin, the viola player of the Borodin Quartet, and for a short period, Yuri Bashmet.

Mikhaïl Terian (1905-1987) was a reknowned viola player, who taught at the Moscow Conservatory (viola since 1946 and quartet since 1935). In 1925, he was one of the co-founders of the Komitas Quartet. He later joined the Oïstrakh Quartet. He has also conducted the Moscow Conservatory Orchestra and there exists under his baton a recording of Beethoven’s Concerto Op.61 with David Oïstrakh (published by Moscow Conservatory Records SMC CD 0021).

Melodiya has issued twice the recording of Quintet K.516 in the LP format. The first issue (1960) occupied both sides of a 10″ LP (D-8145/46), and the first movement was performed with the repeats (timing: 12’45).

On the other hand, for the 1978 re-issue, the recording was on but one side of a 12″ LP (M10-40859), Beethoven’s Quintet Op.29 with the same performers being on the other side. The length of the first movement, deprived of the repeats, was almost reduced by half (timing: 6’40).

This is not without drawbacks, because this works is built on an accumulation of tension with slower and slower movements (Allegro – Allegretto – Adagio ma non troppo – Adagio), the Adagio opening the last movement being played « attacca » with the liberating final Allegro. In the original issue, the accumulation of tension already present in the first movement is much more important, and the perception of the following movements and thus of the whole work is dramatically affected.

Both issues, respectively of 1960 and 1978, are available as downloads:

I – Tracks 01 to 04: Version with repeats in the first movement (33t. 25 cm 10″ LP D-8145/46).

II – Tracks 05 to 08: Version without repeats in the first movement (33t. 30 cm 12″ LP M10-40859).

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Neuhaus – Beethoven Musique de Chambre: Quatuor WoO36 n°2 – Trio Op.97 – Sonate violon piano Op.47 – I

Heinrich Neuhaus, piano.

Membres du Quatuor Beethoven (WoO36 n°2 – Op.97) – Miron Polyakin, violon (Op.47)

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Quatuor WoO36 n°2: Dmitry Tsyganov, violon, Vadim Borisovsky, alto et Sergei Shirinsky, violoncelle. Enregistré le 15 novembre 1949

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Trio n°7 Op. 97: Dmitry Tsyganov, violon et Sergei Shirinsky, violoncelle. Enregistré les 21 & 28 février et le 10 mars 1951 (Prise de son: Vasily Fedulov)1

Heinrich Neuhaus en 1950

Vadim Borisovsky, Dmitry Tsyganov & Sergei Shirinsky en 1943

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Sonate n°9 Op. 47 – I (Adagio sostenuto Presto): Miron Polyakin, violon. Enregistré en 19382

Miron Polyakin

Heinrich Neuhaus en 1940

Voici les enregistrements publiés de la Musique de Chambre de Beethoven auxquels Heinrich Neuhaus (1888-1964) a pris part.

Comme entrée en matière, le Quatuor WoO36 n°2 est une œuvre très agréable, fort bien interprétée.

L’enregistrement suivant, consacré au célébrissime Trio Op.97 (« Erzherzog » ou « Archiduc ») n’a bizarrement pas été réédité depuis l’intégrale des enregistrements d’Heinrich Neuhaus parue en microsillons sous forme de 5 coffrets en 1980. Il s’agit pourtant d’une magnifique interprétation qui trouve un point d’équilibre entre le classicisme de Neuhaus et la fougue des deux membres du Quatuor Beethoven.

Pour le premier mouvement de la Sonate à « Kreutzer » Op.47, il n’est plus question de classicisme. Tout au long de cette exécution, l’engagement des interprètes est maximal. L’enregistrement a été probablement effectué, comme c’était assez souvent le cas en URSS dans les années 30, sur une piste sonore optique de film (un procédé analogue au « Selenephon » de la Radio autrichienne RAVAG), et le son présente des distorsions importantes et une dynamique assez compressée, mais sa définition est suffisante pour restituer cette prestation hors normes.

Le violoniste Miron Polyakin (1895-1941), après ses études avec Leopold Auer a fait une carrière internationale entre 1917 et 1926. Après son retour dans son pays d’origine, où il a donné de nombreux concerts, il a enseigné à partir de 1928 au Conservatoire de Léningrad, puis à partir de 1936 au Conservatoire de Moscou jusqu’à son décès prématuré en 1941 dans le train au retour d’une tournée en Crimée. Cet enregistrement incomplet reste le seul témoignage connu du duo qu’il formait avec Neuhaus. Certes, Polyakin a laissé en 1938/39 un enregistrement intégral de cette Sonate (que l’on peut trouver sur le CD Symposium 1300 – The Great Violonists volume XIV), mais avec un pianiste (Abram Dyakov) qui est peut-être plus un très bon accompagnateur qu’un véritable partenaire et l’interprétation, par le choix d’une conception beaucoup moins tendue, presque statique, est loin d’égaler celle-ci .

1 Dates d’enregistrement des Mouvements I à IV: I: 21 février; II: 21 & 28 février; 10 mars; III: 28 février; IV 28 février & 10 mars 1951 (informations fournies par Dmitry Maksimov). Remise au ton: Charles Eddi.

2 Remise au ton: Charles Eddi.

Here are the published recordings of Beethoven’s Chamber Music in which Heinrich Neuhaus (1888-1964) took part.

To start with, the Quartet WoO36 n°2 is a very agreeable work, very well played.

The next recording is the universally known Trio Op.97 (« Erzherzog » ou « Archduke ») but it has strangely never been re-issued since 1980 in Heinrich Neuhaus’ complete recordings on 5 LP Albums. It is however a magnificent performance which finds a balance between Neuhaus’ classicism and the fire of both members of the Beethoven Quartet.

In the first movement of the « Kreutzer » Sonata Op.47, classicism is no longer the point. During the whole performance, both interprets are very fully involved. It was probably recorded as it was often the case in the 30’s in USSR, on a film optical sound track (a process akin to the « Selenephon » of the Austrian Radio RAVAG), and the sound  is very distorted and has rather compressed dynamics, but it has enough definition to do justice to this extraordinary performance.

Violonist Miron Polyakin (1895-1941), after studying with Leopold Auer had an international career between 1917 et 1926. After returning to his native land, where he gave many concerts, he taught since 1928 at the Leningrad Conservatory, then at the Moscow Conservatory from 1936 until his untimely death in 1941 in the train when coming back from a tour in Crimea. This incomplete recordng remains the sole known testimony of his duet with Neuhaus. Of course, Polyakin has made in 1938/39 a complete recording of this Sonata (that may be found on the Symposium CD 1300 – The Great Violonists volume XIV), but with a pianist (Abram Dyakov) who may be more a very good accompanist than a real partner, and the performance , because of the choice of a much less tense, nearly static, approach is far from matching this one.

1 Recording dates of Movements I à IV: I: 21 February; II: 21 & 28 February; 10 March; III: 28 February; IV 28 February & 10 March 1951 (informations kindly provided by Dmitry Maksimov)Pitch correction: Charles Eddi.

Pitch correction: Charles Eddi.

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Quatuor Beethoven – III – Beethoven Quatuors n°2 Op.18 n°2 & n°13 Op. 130

Enregistrés le 4 novembre 1950 (Op.18 n°2) et les 11 & 22 mai 1951 (Op. 130)

Dmitry Tsyganov, violon I, Vassily Shirinsky, violon II, Vadim Borisovsky, alto et Sergei Shirinsky, violoncelle

English translation (downloadable pdf file) : click here

La politique d’enregistrement du Quatuor Beethoven est quelque peu paradoxale. Fondé en 1923, il lui a fallu attendre la fin des années soixante et l’année Beethoven pour enfin enregistrer l’intégrale des 17 Quatuors, qui est heureusement une belle réussite. Depuis 1964, la formation n’était plus celle d’origine et seuls le premier violon Dmitry Tsyganov et le violoncelliste Sergei Shirinsky y ont pris part.

La discographie établie par Dmitry Maksimov et Andrey Komech nous permet d’établir la liste des Quatuors de Beethoven qu’ils ont enregistrés entre 1931 et 1963 dans leur formation d’origine.

Sauf mention contraire, les enregistrements ont été réalisés sur bande magnétique. F indique un enregistrement sur film (piste sonore de film, technique équivalente à celle du « Sélénophone »), et « matrices 78t » un enregistrement d’origine en 78 tours.

Le label Mélodiya n’étant apparu qu’en 1964, les éditions antérieures à cette date, que l’on peut trouver sous plusieurs labels (comme ci-dessous pour le Quatuor n°2) sont dénommées « Pré-Mélodiya ».

Les Quatuors n°1 à 6 Opus 18:

N°1 Op.18 n°1: 9 décembre 1950 (inédit)

N°2 Op.18 n°2: 4 novembre 1950 « Pré-Mélodiya » D929-30 (1952) ; 4 décembre 1963 Frankfurt (inédit)

N°4 Op18 n°4: 20 avril 1937 (1er mvt) F; 29 & 30 octobre 1940 F; 4 août 1944 (1er mvt) F; 23 janvier 1951 (tous inédits); 13 mars 1960 « Live » CD Triton MECC 26023 (Japon-1995)

Les Quatuors n° 7 à 9 Op.59:

N°7 Op.59 n°1: 19 & 23 sept 1931 (1er mvt) « matrices 78t » (inédit); 29 mai 1938 F (inédit)

Les Quatuors n°10 à 17:

N°10 Op.74: 13 avril 1960 « Live » CD Triton MECC 26023 (Japon-1995); 4 décembre 1963 Frankfurt (inédit)

N°13 Op.130: 11 & 22 mai 1951 Chant du Monde LDX SP 8140 (France-1955) et « Pré-Mélodiya » D-8117-118 (1961); Kiev 18 avril 1959 (inédit)

N°14 Op.131: 27 décembre 1950, 13 & 23 janvier 1951 « Pré-Mélodiya » 20511-522 6 disques 78t. (1951); Kiev 18 avril 1959; Köln 3 décembre 1963 (inédits)

N°15 Op.132: 15 octobre 1947 Mouvements I à IV (inédit)

N°16 Op.135: 12 juin 1952 « Pré-Mélodiya » D8023-24 (1961) et Vogue CD VG 651027 Archives Soviétiques (France-1991)

Le report du microsillon du 2ème Quatuor s’est avéré problématique. Il a été publié en 1952 sous étiquette rouge (D929-30) dans un pressage réalisé sur un matériau de qualité relativement médiocre, puis réédité dans les années soixante avec la même référence sous le label Akkord avec un bien meilleur pressage, mais malheureusement à partir des mêmes matrices. Il faut remarquer que la qualité des matrices de 1952 est également problématique et, pour les deux éditions, le son est limité dans les hautes fréquences et présente des distorsions. La qualité de l’interprétation justifie cette publication en dépit de ces limitations techniques.

Le disque Akkord est supérieur au précédent dans les mouvements I et II (face 1) et IV (face 2), mais par contre le début de la face 2 (mouvement III) est quasi-illisible. Par conséquent, le pressage d’origine de 1952 a été utilisé pour reporter le mouvement III (Scherzo).

Ci-dessus :Beethoven Quatuor n°2 Op.18 n°2 (pressage Akkord). Ci-dessous: la face 2 du pressage d’origine.

Le son du Quatuor n°13, enregistré quelques mois plus tard, mais publié pour la première fois en 1961 en version « Pré-Mélodiya » sous le label Akkord est très nettement supérieur.

Beethoven Quatuor n°13 Op.130 (pressage Akkord)

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Quatuor Beethoven – II – Schubert Quatuors D173 & D810

English Translation  (downloadable pdf file): click here

Quatuor n°9 en sol mineur D173 Enregistré les 12 & 22 septembre 1951

Quatuor n°14 en ré mineur D810 « Der Tod und das Mädchen » Enregistré les 14 & 21 mars 1959

Le Quatuor Beethoven avait à son répertoire les quatuors n°7 à 15 de Schubert, ce qui était exceptionnel pour l’époque. Il a joué également l’Octuor D803, les deux Quintettes, avec piano D667 et avec deux violoncelles D956, ainsi que les deux Trios avec piano Op.99 D898 et Op.100 D929.

Les disques publiés se limitent cependant à ces deux quatuors enregistrés en studio et au Quintette D667 donné en concert avec Maria Yudina le 19 novembre 1960. Sa discographie1 mentionne un autre enregistrement, inédit, du Quatuor D810, en concert à Sofia le 24 janvier 1958.

Quatuor n°9 D173 33D-08024 Série « Torche Bleue » (1961)

Quatuor n°14 (ex n°6) D810 33D-6131- 6132 Série « Torche Bleue » (1960)

Pour les deux Quatuors, ce sont les seuls disques publiés. Le label graphique « Torche Bleue » était un de ceux qui étaient utilisés en URSS avant que Melodiya ne soit fondée en 1964, date à partir de laquelle tous les disques ont été publiés sous ce nouveau label. La dénomination ΓOCT 5289-56 apparaît sur tous les disques pressés entre 1956 et début 1961.

Le centenaire de la fondation du Quatuor Beethoven approche à grands pas. Espérons que la firme Melodiya ou le Conservatoire Tchaïkovski de Moscou sous son propre label2 vont rééditer largement ses enregistrements.

Ces deux précieuses interprétations historiques constituent le Volume II de la série consacrée aux enregistrements de ce Quatuor dans sa formation d’origine,

1 La discographie des enregistrements du Quatuor Beethoven réalisés entre 1931 et 1976 a été établie par Dmitry Maksimov et Andrey Komech

2 Moscow Conservatory Records

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Emil Guilels – Membres du Quatuor Beethoven – Brahms Quatuor avec piano Op. 25 (enregistré en 1947)

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Emil Guilels (1916-1985), piano;

Dmitry Tsyganov (1903-1992), violon, Vadim Borisovsky (1900-1972), alto

Sergei Shirinsky (1903-1974), violoncelle

Enregistré les 8&9 octobre 1947

Emil Guilels en 1947

De gauche à droite: Vassily Shirinsky, Sergei Shirinsky, Vadim Borisovsky et Dmitry Tsyganov en 1946

En 1923, Dmitry Tsyganov (violon I), Vassily Shirinsky (violon II), Vadim Borisovsky (alto) et Sergei Shirinsky (violoncelle) fondent le Quatuor du Conservatoire de Moscou, qui prendra en 1931 le nom de Quatuor Beethoven.

La composition du quatuor reste la même jusqu’en 1964, lorsque Vadim Borisovsky est remplacé par son élève Fedor Druzhinin. En 1965, Vassily Shirinsky (1901-1965) décède et est remplacé par Nikolai Zabavnikov1. En 1974, son demi-frère Sergei Shirinsky (1903-1974) décède à son tour et Evgeny Altman le remplace. En 1977, Dmitry Tsyganov, dernier des membres fondateurs en activité se retire et Oleg Krusa prend sa place jusqu’à la dissolution du quatuor en 1987.

Cet ensemble, un des plus importants du XXème siècle, n’a pas, et de loin, une réputation à la hauteur de son niveau instrumental transcendant et surtout de sa personnalité musicale hors du commun, à l’image du dynamisme inépuisable de son premier violon.

Bien sûr, il est connu en tant qu’interprète des quatuors de Chostakovitch: il a donné les Première des quatuors n°2 à 14, et a enregistré l’intégrale des quinze quatuors.

Cependant, son répertoire comprenait pas moins de 600 œuvres, dont bien sûr celles de Beethoven.

Son intégrale tardive (1969-1971), mais cependant superbe, des quatuors de Beethoven a été rééditée l’an dernier par Melodiya, sans que la critique française le remarque.

Un grand nombre d’enregistrements, notamment la quasi-totalité de ceux réalisés par le quatuor dans sa formation d’origine, est aujourd’hui indisponible dans le circuit commercial. Le site qui lui est consacré a mis en ligne un certain nombre de ces documents, accessibles par ce lien.

Il y a deux enregistrements de l’Opus 25 de Brahms par ces interprètes. Melodiya a réédité la version de 1959 dans un coffret intitulé « Emil Gilels in Ensembles ». L’interprétation, nettement plus rapide, est moins réussie.

La version de 1947 est bien enregistrée et l’interprétation, chaleureuse, est parfaitement dans le style brahmsien.

Ceci est la première publication (Volume I) d’une série consacrée aux gravures du Quatuor Beethoven dans sa formation d’origine.

1 Après le décès de Vassily Shirinsky, Chostakovitch a fait savoir qu’il voulait absolument que le quatuor continue à exister, car il avait acquis le statut d’une institution nationale. Il écrivît son Onzième Quatuor à la mémoire du violoniste.

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