Catégories
Non classé

Furtwängler – II – Beethoven Symphonie n°4 Op.60 – WPO 1950

Wilhelm Furtwängler – Wiener Philharmoniker

Wien Musikvereinsaal – 25 & 30 Januar 1950

Prod: Walter Legge – Eng: Anthony Griffith

Source: EMI-Toshiba Angel WF-60005

Furtwängler a enregistré deux fois cette symphonie pour le disque, en 1950 et en 1952. On ne sait pas exactement pourquoi il a décidé de refaire cet enregistrement (1 et 2 décembre 1952). Toujours est-il que la nouvelle interprétation est nettement inférieure à la précédente, mais pour ses éditions internationales, c’est toujours l’enregistrement de 1952 qu’ EMI/HMV a utilisé, et il a fallu attendre le récent coffret Warner pour que la version de 1950 soit enfin de nouveau largement disponible, mais dans un son qui n’est guère satisfaisant en raison notamment d’une audible détérioration de la bande originale 76 cm/s.

La version de 1950 a tout d’abord été publiée sur 78 tours. En microsillon, il n’y a alors eu qu’une seule et unique édition, en France, sous la référence FALP 116 avec les numéros de matrice 2 XVH 13 et 14:

En juin 1953, la deuxième version a été publiée en microsillon sous la référence britannique ALP1059. En avril 1954, la référence FALP 116 a de manière surprenante été ré-utilisée pour la publication en France de la seconde version, avec cette fois les numéros de matrice 2 XVH 39 et 40:

C’est en 1980 au Japon (EMI-Toshiba WF-60005 sous le label Angel) et en Italie (EMI Italiana 3C 153 53800-5M), qu’ont été publiées les seules autres éditions officielles en microsillon de la version de 1950. Le disque japonais, dans un son superbe, constitue la meilleure source accessible à ce jour, car le microsillon italien est pratiquement introuvable et le CD TOCE-6180 publié ultérieurement par EMI au Japon n’atteint pas le même niveau de qualité.

Sur les étiquettes, on remarque qu’ EMI/Toshiba reprend les numéros de matrice 2 XVH 13 et 14, mais il s’agit en fait d’une nouvelle gravure pour l’édition de 1980.

____________

Furtwängler has commercially recorded this symphony twice, in 1950 and in 1952. It is not quite clear why he decided to make another recording thereof (1 and 2 December 1952). Be it as it may, the second recording is clearly less succesful than the first one, but, for its international editions, it was always the 1952 version which EMI/HMV used, and it was not until the recent Warner boxset that the 1950 version has at last been made widely available, but with a sound that is less than optimal, partly due to a noticeable deterioration of the 30 ips master tape.

The 1950 version was firstly published on 78 rpm records. There was then only a single LP edition, namely for France, with reference number FALP 116 and matrix numbers 2 XVH 13 et 14.

In June 1953, the second version was published in England as a LP with reference number ALP1059. In April 1954, reference number FALP 116 was surprisingly enough used again for the publication in France of the second version, but this time with matrix numbers 2 XVH 39 et 40.

In 1980 in Japan (EMI-Toshiba WF-60005 under the label Angel) and in Italy (EMI Italiana 3C 153 53800-5M), were published the only other official LP editions of the 1950 version. The Japanese LP, in superior sound, is the best now available source, since the EMI-Italiana LP is almost impossible to find and since the CD TOCE-6180 later published by EMI in Japan does quite reach the same quality level.

On the LP labels, EMI/Toshiba uses matrix numbers 2 XVH 13 and 14, but of course the matrixes have been newly cut for the 1980 edition.

Catégories
Non classé

Furtwängler – Beethoven: Symphonie n°9 Op125 Bayreuther Festspiele Bayerischer Rundfunk 29 Juli 1951 – BIS Edition SACD & Téléchargement

Beethoven Symphony n°9 Op125 Das Festspielorchester – Das Festspielchor Bayreuth

Elisabeth Schwarzkopf, Elisabeth Höngen,Hans Hopf, Otto Edelmann

Dir: Wilhelm Furtwängler

 

La firme suédoise BIS vient de mettre en vente sous forme de SACD Hybride (BIS-9060) et de téléchargement HD la captation par la Radio Suédoise de la retransmission en direct de ce concert par la Radiodiffusion Bavaroise (Bayerischer Rundfunk), qui de manière inattendue a été conservée dans ses Archives. 

Les négociations entre Wilhelm Furtwängler et Wieland Wagner préalablement à ce concert, la composition de l’orchestre et des chœurs, l’organisation  des répétitions, les circonstances techniques de la retransmission et de la captation par la Radio Suédoise, ainsi que le contenu de l’enregistrement publié par EMI sont discutées dans cet article: pour le lire,  cliquer ICI

The Swedish record company BIS has recently issued both as a Hybrid SACD (BIS-9060) and as a Hi-Res download (24 bits/96 KHz) the recording made by the Swedish Radio of the Bavarian radio (Bayerischer Rundfunk) live broadcast of this concert, which has unexpetedly survived in its Archives.

The negociations between Wilhelm Furtwängler and Wieland Wagner prior to the concert, how the orchestra and the choir were organized, the rehearsal plan, the technical circumstances of the broadcast and of its recording by the Swedish radio, as well as the content of the recording as published by EMI are discussed in this article: to read it, click HERE

Catégories
Non classé

Fischer-Dieskau – Brahms: Lieder und Gesänge Op.32 Klust – Mahler: Lieder eines fahrenden Gesellen Philharmonia Orchestra Furtwängler

Brahms Lieder und Gesänge Op.32 n° 1-6 & 9 Hertha Klust piano 

Berlin 25 mai 1955 – Prod: Fritz Ganss Eng: Horst Lindner

Mahler Lieder eines fahrenden Gesellen – Philharmonia Orchestra Wilhelm Furtwängler – London Kingsway Hall 24 & 25 juin 1952

Prod: Lawrence Collingwood Eng: Douglas Larter

Bande HMV 19cm/s 2 pistes HTB 409

En 1956, HMV a publié ces enregistrements en microsillon (ALP 1270), mais aussi sous forme de bande magnétique HTB 409. Le couplage de ces deux œuvres est inhabituel, et ce d’autant plus que Fischer-Dieskau a enregistré en juin 1955 les Kindertotenlieder de Mahler avec le BPO sous la direction de Rudolf Kempe. Essayons d’en décrypter les raisons:

Les Lieder eines fahrenden Gesellen ont été enregistrés par Fischer-Dieskau et Furtwängler les 24 et 25 juin 1952 en profitant du temps d’enregistrement disponible après les séances consacrées à l’intégrale de Tristan und Isolde de Wagner.

Le 29 novembre 1953, Furtwängler écrit à Walter Legge en évoquant l’enregistrement du Monologue d’Amfortas en projet avec Fischer-Dieskau et le Philharmonia lors de sa venue à Londres en mars 1954: « J’imagine que les Lieder eines fahrenden Gesellen enregistrés avec Fischer-Dieskau n’ont toujours pas été publiés. Comme je fais dans les prochains jours les Kindertotenlieder avec Fischer-Dieskau à Berlin, ce serait semble-t-il une bonne idée de les enregistrer à la place du Monologue d’Amfortas si on dispose d’assez de temps ». Le 3 décembre, Legge confirme ce changement. De plus, entre les deux concerts de Furtwängler prévus avec le Philharmonia au Royal Festival Hall les 5 et 12 mars 1954, un étonnant Récital de Lieder de Schumann avait été programmé le 7 mars dans cette même salle avec Fischer-Dieskau et Schwarzkopf, Furtwängler étant au piano. Legge propose le programme suivant: Dichterliebe, Frauenliebe und Leben et 15 Duos.

Le 12 janvier 1954, Furtwängler écrit à Legge depuis le sanatorium d’Ebersteinburg (Baden-Baden) où il doit séjourner pour se remettre des effets de ses traitements aux antibiotiques américains qu’il avait pris le mois précédent. Il a du annuler une tournée avec le BPO et une autre (au Portugal) avec le WPO, ainsi qu’une série d’autres concerts. Il annonce en outre qu’il ne pourra assurer à Londres que le concert du 12 mars. Il demande donc d’annuler le concert du 5 mars et le Récital du 7 mars. Le 18 janvier, Legge lui répond en exprimant ses regrets. Le 2 février, Furtwängler lui confirme qu’il ne dirigera que le concert du 12 mars et en confirme le programme. Le 7 février, Furtwängler écrit à Legge pour lui faire savoir que ses médecins l’autorisent finalement à reprendre ses activités le 1er mars et qu’il a programmé une série d’enregistrements avec le WPO (N.B. en fait du 28 février au 8 mars). Il n’est plus question d’enregistrer les Kindertotenlieder. Il n’en sera également pas fait état dans les échanges ultérieurs entre le chef et Legge.

Quant à Fischer-Dieskau, il recherchera activement, mais en vain, un enregistrement des Kindertotenlieder provenant des concerts berlinois de décembre 1953.

Dans ses mémoires, il laisse entendre qu’à l’époque il n’est pas satisfait de l’enregistrement qu’il en a fait avec Rudolf Kempe et le BPO en raison du manque d’entente entre l’orchestre et le chef. Ce sont probablement les raisons du choix du couplage Brahms/Mahler, grâce auquel la subtilité du piano d’Hertha Klust (1907-1970), que d’ailleurs Furtwängler appréciait beaucoup, mais dont la carrière fut semble-t-il abrégée par des problèmes auditifs, répondait à celle de la direction de Furtwängler.

Dietrich Fischer-Dieskau & Wilhelm Furtwängler – Titania Palast Décembre 1953

______________

In 1956, HMV published these recordings as a LP (ALP 1270), but also on a reel-to-reel magnetic tape HTB 409. The coupling of these two works is unusual, al the more so, since Fischer-Dieskau recorded in June 1955 Mahler’s Kindertotenlieder with the BPO conducted by Rudolf Kempe. Let’s attempt an explanation:

The Lieder eines fahrenden Gesellen were recorded by Fischer-Dieskau and Furtwängler on June 24 and 25, 1952 during available recording time further to the sessions devoted to the complete recording of Wagner’s Tristan und Isolde.

On November 29, 1953, Furtwängler writes to Walter Legge and mentions the project recording of the Amfortasmonolog with Fischer-Dieskau and the Philharmonia during his stay in London in March 1954: « I gather that the Lieder eines fahrenden Gesellen with Fischer-Dieskau, which we recorded, have still not been released. As I am doing the Kindertotenlieder with Fischer-Dieskau in Berlin in the next few days, it would seem to be a good idea to record this as well – instead of the Amfortasmonolog – if there is time ». On December 3, Legge confirms the change. Moreover, between both Furtwängler’s concerts arranged with the Philharmonia at the Royal Festival Hall on March 5 and 12, 1954, an astonishing Recital of Lieder by Schumann had been scheduled on March 7 in the same venue with Fischer-Dieskau and Schwarzkopf, Furtwängler being the pianist. Legge suggests the following program: Dichterliebe, Frauenliebe und Leben and 15 Duets.

On January 12, 1954, Furtwängler writes to Legge from the Ebersteinburg sanatorium (Baden-Baden) were he has to stay to undergo a course of treatment which became necessary as a consequence of American antibiotics which were given to him the previous month. He had to cancel a tour with the BPO and another one (in Portugal) with the WPO, as well as a series of other concerts. He also mentions he will be able to conduct only the second London concert on March 12. As a consequence, he requests the cancellation of the March 5 concert as well as of the Recital of March 7. On January 18, Legge answers and expresses his regrets. On February 2, Furtwängler confirms he will conduct only the March 12 concert and also confirms the program. On February 7, Furtwängler writes to Legge to inform him that his doctors can discharge him as early as March 1st and that he has arranged with the WPO to do some recordings during that period (N.B. in fact between February 28 and March 8). It is no longer contemplated to record the Kindertotenlieder. Nor will this recording be further discussed in the next letters between the conductor and Legge.

As to Fischer-Dieskau, his active searches to find a recording of the Kindertotenlieder from the December 1953 Berlin concerts remained fruitless.

In his memoirs, the singer suggests that he was then not satisfied with the recording of this work he made with Rudolf Kempe and the BPO, because of the lack of understanding between the orchestra and the conductor. These are probably the reasons for the choice of the Brahms/Mahler coupling, thanks to which the subtility of the piano of Hertha Klust (1907-1970), whom by the way Furtwängler liked very much, but whose career was most probably shortened by hearing problems, mirrored that of Furtwängler’s conducting.

Les liens de téléchargement sont dans le premier commentaire. The download links are in the first comment.

Catégories
Non classé

Coffret Warner 55 CD: « The Complete Wilhelm Furtwängler on Record »

Warner vient d’annoncer la publication le 24 septembre prochain d’un coffret de 55 CD consacré à la totalité des enregistrements réalisés par Wilhelm Furtwängler, non seulement pour le groupe EMI, mais également sous les labels Polydor, Telefunken, Decca et DGG.

La composition des 55 disques de cette compilation est donnée ici:

https://hdarchivesconcerts.fr/coffret-warner-55-cd-the-complete-wilhelm-furtwangler-on-record/

Une première analyse sur la base des renseignements publiés par Warner est publiée ici: 

Au sujet du Coffret « The Complete Wilhelm Furtwängler on Record »

Warner has just announced the publication on September 24 of a 55 CD Album dedicated to all the recordings made by Wilhelm Furtwängler not only for the EMI group, but also for the other labels Polydor, Telefunken, Decca and DGG.

The track listing of the 55 CDs is presented here:

https://hdarchivesconcerts.fr/coffret-warner-55-cd-the-complete-wilhelm-furtwangler-on-record/

A primary analysis based on the documentation published by Warner is here:

Comments on « The Complete Wilhelm Furtwängler on Record »

 

Catégories
Non classé

Furtwängler – Bruckner Symphonie n°4 – Welche Fassung? Quelle Version?

Cet article du Magazine Musical de Concerts & Archives HD a pour objet le choix très contesté de Furtwängler de ne pas diriger la Version Originale de cette symphonie éditée en 1936 par Haas et de s’en tenir à la première édition imprimée en 1889. Il explicite les raisons du choix de Furtwängler ainsi que leur évolution au cours du temps:

https://hdarchivesconcerts.fr/furtwangler-bruckner-symphonie-n4-welche-fassung-quelle-version/

_________________

This article of the Musical Magazine of Concerts & Archives HD deals with Furtwängler’s disputed choice not to conduct the Original Version of this Symphony published in 1936 by Haas and to go on conducting the first printed Version of 1889. It explains the reasons of Furtwängler’s choice and their evolution  in the course of time:

https://hdarchivesconcerts.fr/furtwangler-bruckner-symphonie-n4-welche-fassung-quelle-version/