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Haskil – Anda – Mozart: Concerto n°10 K.365 Philharmonia Orchestra Galliera

Mozart: Concerto n°10 K.365

Clara Haskil & Géza Anda – Philharmonia Orchestra Alceo Galliera

London Abbey Road Studio n°1 – 24-26 April 1956

Source Bande/Tape Columbia BTA109: 2 pistes/19 cm/s / 2 tracks 7.5 ips STEREO

Clara Haskil (1895-1960) a joué en duo avec Géza Anda à partir de 1954, mais ce n’est pas le premier pianiste avec lequel elle a formé un duo, ni celui avec lequel elle a joué le plus d’œuvres. En effet, en 1938-39, elle joué plusieurs fois avec Dinu Lipatti, et on trouve trace dans la presse suisse de concerts donnés à Vevey en 1944-45 avec Nikita Magaloff avec au programme, le 5 décembre 1944 sous la direction de Pierre Colombo, les deux Concertos qu’elle rejouera plus tard avec Anda (Bach: Concerto en ut majeur BWV1061 et Mozart: Concerto n°10 en mi bémol majeur K. 365), mais aussi, le 11 novembre 1945, la Sonate en ré majeur K.448 de Mozart, les Variations sur un thème de Haydn de Brahms, le Duettino Concertante de Busoni d’après Mozart, et enfin, après l’entracte et en ‘première audition’, la Sonate pour deux pianos et percussions de Bartók (sous la direction de Pierre Colombo avec Charles Peschier et Willy Blaser), dont le Finale a été bissé.

En 1958, Clara Haskil a commencé à s’entretenir avec Rita Wolfensberger, elle-même pianiste, en vue de la rédaction de ses mémoires. Le livre, écrit en allemand, est paru en 1961 (Alfred Scherz Verlag). Il est probablement le meilleur qui ait été écrit sur la pianiste, et il est dommage qu’il n’ait jamais été traduit. Il permet notamment de découvrir la véritable personnalité de Clara Haskil qui a été souvent présentée sous une forme stéréotypée par la presse musicale. Le récit de la rencontre avec Géza Anda est particulièrement révélateur:

‘En octobre 1953, Rolf Liebermann, alors directeur du département d’orchestre de la radio zurichoise, demanda à Clara Haskil de jouer la partie solo du Double Concerto de Mozart avec le jeune Hongrois Géza Anda (1921-1976), et c’est ainsi que se rencontrèrent deux pianistes de nature étrangement proche dans leur interprétation de Mozart. Le jeu de Clara était clair, perlé, celui d’Anda plus voilé, plus velouté; le rythme plus fluide, plus sinueux avec Haskil, celui d’Anda plus clairement accentué – mais le sens des nuances, l’amour de l’art raffiné, la capacité de créer de main de maître des ombres dans un cadre très étroit, tout cela était commun aux deux. Cette première collaboration a immédiatement entraîné d’autres engagements à deux, et un disque avec l’enregistrement de cette même œuvre et d’un Double Concerto de Bach sous la direction d’Alceo Galliera est sorti peu de temps après. Plusieurs Festivals se sont assurés la collaboration de ce magnifique duo; Keilberth, Karajan, Paumgartner et d’autres maîtres de la direction d’orchestre ont contribué à des performances artistiques de haut niveau.

Mais pour Clara, Géza Anda était bien plus qu’un fabuleux partenaire. Lui et son épouse pétillante devinrent des amis particulièrement précieux pour elle, et surtout pour leur nature extrêmement positive, optimiste et joyeuse. La jeunesse du tempérament de l’épouse de Géza était très précieuse pour Clara, tout comme elle se sentait toujours à l’aise et enjouée au contact des jeunes. Comme son dernier partenaire de violon Arthur Grumiaux (1921-1986), Anda avait plus de vingt-cinq ans de moins qu’elle. Lui et sa femme savaient parfaitement comment égayer leur amie plus âgée, mais restée jeune et naïve dans son cœur comme un enfant, et parfois aussi comment l’encourager et la pousser à toutes sortes d’imprévus. Si elle réagissait à tout moment aux plaisanteries avec un grand sens de l’humour, ce n’était pas seulement grâce à son heureuse capacité à entrer immédiatement dans n’importe quel jeu, mais aussi et surtout grâce au charme irrésistible avec lequel l’aimable et espiègle Anda pouvait proposer les idées les plus originales. Les deux artistes étaient très attachés l’un à l’autre, et le sourire qui planait sur leur relation d’amis et de collègues éclairait une profonde gravité humaine’.

Qu’il est dommage que le répertoire du duo Haskil-Anda soit resté limité à deux œuvres concertantes!

Clara Haskil (1895-1960) played together with Géza Anda from 1954, but he was not the first pianist with whom she formed a duo, nor the one with whom she played the most works. In fact, in 1938-39, she played several times with Dinu Lipatti, and the Swiss press records concerts given in Vevey in 1944-45 with Nikita Magaloff. On 5 December 1944, conducted by Pierre Colombo, the programme included the two Concertos she would later play with Anda (Bach: Concerto in C major BWV1061 and Mozart: Concerto No. 10 in E flat major K. 365), but also, on 11 November 1945, Mozart’s Sonata in D major K.448, Brahms’ Variations on a Theme by Haydn, Busoni’s Duettino Concertante after Mozart, and finally, after the interval and as a ‘first performance’, Bartók’s Sonata for Two Pianos and Percussion (conducted by Pierre Colombo with Charles Peschier and Willy Blaser), the Finale of which was encored.

In 1958, Clara Haskil started meeting Rita Wolfensberger, herself a pianist, with a view to writing her memoirs. The book, written in German, was published in 1961 (Alfred Scherz Verlag). It is probably the best ever written about the pianist, and it is a shame that it has never been translated. In particular, it reveals Clara Haskil’s true personality, which has often been presented in stereotyped form by the music press. The account of her meeting with Géza Anda is particularly relevant:

In October 1953, the then head of the orchestra department at Zurich Radio, Rolf Liebermann, asked Clara Haskil, together with the young Hungarian Géza Anda (1921-1976), to take on the solo part for a performance of Mozart’s Double Concerto, and thus two pianists met who were strangely close in their interpretation of Mozart. Each pianist’s playing was unmistakably characteristic: Clara’s touch was bright and sparkling, Anda’s more veiled and velvety; her rhythm more flowing and sinuous, Anda’s more clearly accentuated – but both shared a sense of nuance, a love of the fine art, the ability to shade masterfully within a very narrow framework. This first collaboration immediately led to further engagements as a duo, and a disc with a recording of this very work and of a Double Concerto by Bach under Alceo Galliera was released shortly afterwards. Festival venues secured the marvellous duo; Keilberth, Karajan, Paumgartner and other masters of conducting contributed to high level artistic performances.

For Clara, however, Géza Anda was more than just a marvellous partner. He and his cheerful wife became particularly precious friends to her, especially because of their extremely positive, optimistic and cheerful nature. The youthfulness of her temperament was a powerful attraction for Clara, just as she always felt at ease and exhilarated when socialising with young people. Like her last violin partner Arthur Grumiaux (1921-1986), Anda was more than twenty-five years her junior. He and his wife knew perfectky well how to cheer up their older friend, who remained as youthful and naïve at heart as a child, sometimes encouraging her and inspiring her to do all sorts of unexpected things. The fact that she always responded to jokes with a golden sense of humour was not only due to her fortunate ability to respond immediately to any play, but also primarily to the irresistible charm with which the lovable rogue Anda could come up with the most original ideas. Both artists were very close to each other, and the smiles that lay over their relationship as friends and colleagues masked a deep human seriousness’.

We can only regret that the duo’s repertoire remained limited to two Concertos!

Anda & Haskil Luzern

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Reiner – II – Mozart: Symphonie n°41 K.551 CSO

Fritz Reiner Chicago Symphony Orchestra (CSO)

Mozart Symphonie n°41 K.551

Chicago Orchestra Hall – April 26, 1954

Source Bande/Tape DCS-10: 2 pistes/19 cm/s / 2 tracks /7.5 ips STEREO

En octobre 1953, RCA a commencé à effectuer des enregistrements stéréophoniques expérimentaux en utilisant un magnétophone stéréo référencé RT-11 développé à cet effet par RCA. Les enregistrements stéréo de ‘Heldenleben’ et ‘Also sprach Zarathustra’ de Richard Strauss, réalisés à Chicago respectivement le 6 et le 8 mars 1954, ayant été un coup de maître, RCA a, très rapidement, commencé à les utiliser pour lancer la publication de bandes magnétiques stéréophoniques pré-enregistrées (ECS-1 en septembre 1954 pour ‘Also sprach Zarathustra’ et FCS-2 en juin 1955 pour ‘Heldenleben’). Les autres enregistrements réalisés à cette époque n’ont pas tardé à suivre, dont, en avril 1956, sous la référence DCS-10, cette symphonie de Mozart enregistrée le 26 avril 1954. Le catalogue de juillet 1957 témoigne de l’intérêt suscité par cette nouvelle technique.

RCA Victor’s first two-track stereo recorders Model RT-11 (1954)

Tape-Recording – October 1956 Review Tape DCS-10

In October 1953, RCA began making experimental stereophonic recordings using a stereo tape recorder, RT-11, developed by RCA for this purpose. The stereo recordings of Richard Strauss’s ‘Heldenleben’ and ‘Also sprach Zarathustra’, made in Chicago respectively on March 6 and 8, 1954, were a masterstroke, and RCA very quickly began using them to launch the publication of pre-recorded stereophonic magnetic tapes (ECS-1 in Septembre 1954 for ‘Also sprach Zarathustra’ and FCS-2 in June 1955 for ‘Heldenleben’). The release of the other recordings made at this time soon followed including, in April 1956, under the reference DCS-10, this Mozart symphony recorded on April 26, 1954. The July 1957 catalog testifies to the interest aroused by this new technique.

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Fine Arts Quartet – II – Mozart: Horn Quintett K.407 Barrows – Oboe Quartett K.370 Still & Quartett n°14 K.387

 Mozart – Fine Arts Quartet 

 Horn Quintett K.407 John Barrows, Horn

Leonard Sorkin, Violin; Abram Loft, Irving Ilmer, Viola; George Sopkin Cello

Oboe Quartett K.370 Ray Still, Oboe

Leonard Sorkin, Violin; Irving Ilmer, Viola; George Sopkin, Cello

Quartett n°14 K.387

Leonard Sorkin, Abram Loft, Violin; Irving Ilmer, Viola; George Sopkin, Cello

Enregistrement/Recording: 1954/1955 (K.387) & 1956/1957 (K. 407 & K.370)

Source: Bande/Tape – 2 pistes 19cm/s / 2tracks 7.5 ips STEREO

Concertapes 24-10 (K. 407 & K.370) & 23-4A (K.387)

Le Quintette avec cor K.407 présente la particularité de ne comporter qu’un seul violon, et deux altos. Pour cet enregistrement, Abram Loft joue le premier alto, et Irving Ilmer, le deuxième.

Il est assez difficile de déterminer la date des enregistrements du Fine Arts Quartet pour Webcor/Concertapes. L’enregistrement du Quatuor n°14 K.387, le premier de la série dédiée à Joseph Haydn, a été publié tout d’abord en mono par Webcor sur la piste A de la bande 2923-4 qui a été critiquée dans le numéro de juillet 1955 de la revue High Fidelity, et ensuite en stéréo en 1956 sous le label Concertapes sur la bande référencée 23-4A. La date de 1954-1955 donnée sur le site officiel du Quatuor est donc pertinente. Par contre, la date donnée sur ce même site (1958) pour les deux autres œuvres (K407 & K370) ne peut être retenue, car la bande stéréo Concertapes 24-10 porte 1957 comme date de publication.

Le Quintette K.407 et le Quatuor K.370 font partie de la réédition (en 2016) des enregistrements du Fine Arts Quartet. Par contre, le Quatuor K.387 n’a pas été réédité depuis les années cinquante et est donc une rareté discographique.

Le corniste John Barrows (1913-1974) a eu pour professeurs Richard Donovan et David Smith. Membre du Minneapolis Symphony en 1938, il a ensuite été pendant la Deuxième Guerre Mondiale chef adjoint de l’Army Airforce Band, puis, à New York, il a joué avec le City Opera (1946-1949) et le City Ballet (1952-1956). En 1952, il a co-fondé le New York Woodwind Quintet (avec Samuel Baron, flûte, Jerome Roth, hautbois, David Glazer, clarinette et Bernard Garfield, basson), ensemble qui a fait plusieurs enregistrements pour Concertapes, notamment avec le Fine Arts Quartet.

Ray Still (1920-2014) a commencé sa carrière en 1939 comme second hautbois du Kansas City Philharmonic (1939-1941). Après avoir servi dans l’armée jusqu’en juin 1946, il a suivi l’enseignement de Robert Bloom à la Juilliard School, et ensuite il a été de 1947 à 1949 hautbois solo du Buffalo Philharmonic Orchestra, alors dirigé par William Steinberg après quoi il a occupé le même poste pendant quatre ans au Baltimore Symphony Orchestra. En 1953, après une audition devant Fritz Reiner, il a été engagé comme second hautbois au Chicago Symphony Orchestra, et promu premier hautbois l’année suivante. Il est resté à ce poste jusqu’en 1993.

Tape Recording – Janvier/ January 1959

High Fidelity – Juillet/July 1955

The Quintet with Horn K.407 is unusual in that it features only one violin, and two violas. For this recording, Abram Loft plays the first viola, and Irving Ilmer the second.

It is rather difficult to determine the date of the Fine Arts Quartet’s recordings for Webcor/Concertapes. The recording of Quartet K.387, the first in the series dedicated to Joseph Haydn, was first released in mono by Webcor on track A of tape 2923-4, which was reviewed in the July 1955 issue of High Fidelity magazine, and then in stereo in 1956 on the Concertapes label with tape referenced 23-4A. The 1954-1955 date given on the Quartet’s official website is therefore relevant. On the other hand, the date given on the same site (1958) for the other two works (K407 & K370) cannot be held as valid, as the Concertapes 24-10 stereo tape bears 1957 as the publication date.

The Quintet K.407 and the Quartet K.370 are part of the Fine Arts Quartet’s 2016 reissued recordings. The Quartet K.387, on the other hand, has not been reissued since the 1950s, and is therefore a recording rarity.

Horn player John Barrows (1913-1974) was taught by Richard Donovan and David Smith. A member of the Minneapolis Symphony in 1938, he was assistant conductor of the Army Airforce Band during the Second World War, and later played in New York with the City Opera (1946-1949) and the City Ballet (1952-1956). In 1952, he co-founded the New York Woodwind Quintet (with Samuel Baron, flute, Jerome Roth, oboe, David Glazer, clarinet and Bernard Garfield, bassoon), an ensemble that has made several recordings for Concertapes, notably with the Fine Arts Quartet.

Ray Still (1920-2014) began his career in 1939 as second oboist of the Kansas City Philharmonic (1939-1941). After serving in the army until June 1946, he studied with Robert Bloom at the Juilliard School, and from 1947 to 1949 was principal oboe of the Buffalo Philharmonic Orchestra, then conducted by William Steinberg, after which he held the same position for four years with the Baltimore Symphony Orchestra. In 1953, after auditioning for Fritz Reiner, he was hired as second oboe with the Chicago Symphony Orchestra, and promoted to principal oboe the following year. He remained in this position until 1993.

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BEECHAM – II – MOZART 1956: Divertimento K131 Symphonies n°29 K201 & n°31 K297

Divertimento n°2 K131 (4 mouvements: I Allegro – II Adagio – III Menuetto II – IV Adagio Allegro molto Allegro assai)

 Royal Philharmonic Orchestra (RPO) (Leader Arthur Leavins)

Music to Remember 100th’ – BBC Studio Concert – 29 October 1956

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Symphonie n°29 K201 – BBC Symphony Orchestra (Leader Paul Beard)

Royal Festival Hall (RFH) – 10 October 1956

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Symphonie n°31 ‘Paris’ K297 – University of Illinois Symphony Orchestra

Mozart Festival University of Illinois – 26 April 1956

Sources: Bandes /Tapes: 19 cm/s /7.5 ips

Trois œuvres de Mozart avec trois orchestres différents, dans trois lieux différents, toutes enregistrées en public au cours de l’année Mozart 1956.

Quelques mois plus tard, fin mars 1957, Beecham a annoncé qu’il s’installait avec son épouse dans le Sud de la France pour des raisons de santé. Il n’allait plus du tout diriger (pour des raisons fiscales) en Angleterre pendant 18 mois, jusqu’à son retour en octobre 1958. Pendant cette période, il a réussi, avec le RPO, à faire des enregistrements à Paris (Salle Wagram) et a monté en octobre 1957 une tournée en Europe. Par la suite, son accord fiscal ne lui permettait pas de rester en Angleterre plus de quatre-vingt-dix jours par an. C’est pourquoi les enregistrements tardifs de Beecham par la BBC sont rares et d’autant plus précieux.

Le Divertimento n°2 K131 (dont il omet les deux mouvements centraux Menuetto I et Allegretto, avec donc le Menuetto II relativement difficile pour le pupitre des cors) débute le programme de la centième édition de ‘Music to Remember‘ avec le RPO, et Beecham ne manque pas de prononcer l’un de ses discours pleins d’esprit. Le programme, qui n’a pas été annoncé à l’avance, est une étrange superposition d’œuvres de six compositeurs différents.

Beecham connaissait Paul Beard depuis 1932 quand il l’avait nommé ‘leader’ (c’est-à-dire ‘Premier Violon’) du London Philharmonic (LPO). Lorsque Beard est devenu en 1936 le ‘leader’ du BBC SO (il le restera jusqu’à sa retraite en 1962), il a rapidement établi une discipline et un contrôle visibles de la section des violons. Lorsque « Tommy » apparut pour la première fois en tant que chef invité du BBC SO, ceci attira son attention et son oreille et, avant la pause de la première répétition, il caressa son menton barbu et, avec un regard narquois et un sourire en direction des cordes, murmura : « Puis-je vous suggérer, messieurs, de prêter un peu plus d’attention à cette barbe (‘beard’) lorsque nous reprendrons ».

L’University of Illinois SO n’était pas un orchestre professionnel, mais l’interprétation donnée lors du Festival Mozart au cours duquel Beecham a dirigé deux programmes ambitieux (24 et 26 avril) est très vivante. Il faut dire que plusieurs semaines de répétitions ont précédé les deux concerts. Le 26 avril, Beecham a également donné une conférence sur Mozart dont le texte a été publié aux pages 174 à 184 du livre de Humphrey Pocter-Gregg ‘Beecham Remembered’ (Duckworth & Co 1976), et dont un extrait concernant la Symphonie ‘Paris’ (n°31 K297) jouée le même jour est donné ci-dessous:

La première grande symphonie européenne, complète, d’une maîtrise absolue, d’une structure parfaite, avec le charme de l’invention mélodique, a été écrite par Mozart à Paris. Elle est connue sous le nom de Symphonie de Paris de 1777 – ou de 1778 – j’ai oublié – et je la joue ce soir dans cette institution – la Symphonie de Paris, c’est le premier chef-d’œuvre parmi les symphonies, dont il ne devait pas développer la forme, mais la faire progresser; qu’ Haydn devait accepter et poursuivre, que Beethoven devait accepter et élargir; et que Schubert devait modifier légèrement, mais que tous les compositeurs ultérieurs ont accepté comme base et modèle: tout est contenu dans ceci, le modèle. Comme Tennyson l’a écrit : « Tout le monde peut faire pousser des fleurs maintenant, car tout le monde a la semence ». La graine a été déposée là’.

100th ‘Music to Remember’. The Mozart work opens the program

Beecham and the BBC SO at the Royal Festival Hall – October 10, 1956

Beecham – Mozart Festival at the University of Illinois

Three works by Mozart with three different orchestras, in three different venues, all recorded in the Mozart Year 1956.

A few months later, end March 1957, Beecham announced that he and his wife settled in the South of France for health reasons. He was not to conduct at all in England for 18 months (for fiscal reasons) until his return in October 1958. During this period, and with the RPO, he managed to make recordings  in Paris (Salle Wagram) and set up in October 1957 a European tour. Thereafter, his tax agreement did not allow him to stay in England for more than ninety days each year. For this reason, late Beecham BBC broadcasts are scarse and all the more treasurable.

The Divertimento n°2 K131 (of which he omits the two middle movements Menuetto I and Allegretto, and thus keeping the Menuetto II with its rather difficult horn parts) begins the 100th programme ‘Music to Rememberwith the RPO, and Beecham does not fail to deliver one of his witty speeches. The programme , not announced in advance, is a strange superimposition of works by six different composers.

Beecham had known Paul Beard since 1932, when he appointed him leader of the London Philharmonic (LPO). When Beard went to lead the BBC SO in 1936 (he retained his post until his retirement in 1962), he soon established a visible discipline and control of the violin section. When ‘Tommy’ first appeared as a guest conductor with the BBC SO, this caught his eye and ear, and before the interval of the first rehearsal, he stroked his barbered chin, and with a sly glance and smile around the strings, murmured: ‘May I suggest to you, gentlemen, that when we reassemble, you pay a little more attention to this beard’.

Although the University of Illinois SO was not a professional orchestra, the performance given at the Mozart Festival during which Beecham conducted two ambitious programs (24 & 26 April) is quite lively. In fact, several weeks of rehearsals preceded the two concerts. On 26 April, Beecham also gave a lecture on Mozart, the text of which was published on pages 174 to 184 of the book by Humphrey Pocter-Gregg ‘Beecham Remembered’ (Duckworth & Co 1976), and of which an excerpt dealing with the ‘Paris’ Symphony (n°31 K297) played the same day is given below:

The first great European Symphony, complete, with absolute mastery, with perfection of structure, with charm of melodic invention, was written by Mozart in Paris, known as the Paris Symphony of 1777 – or 1778 – I forget which – and that I am playing tonight in this institution – the Paris Symphony, the first masterpiece among symphonies, the form of which he was not to develop but to carry forward; which Haydn was to accept and carry forward; and which Beethoven was to accept and enlarge; and which Schubert would vary slightly; but which all subsequent composers have accepted as the ground-work and the model: everything is contained in that, the model. As Tennyson wrote: ‘All can raise flowers now, for all have got the seed’. The seed was deposited there.

Don’t forget: the name of the programme is ‘Music to Remember

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KAPELL – II – MOZART: Sonata K330 – Concerto n°12 K414 San Francisco SO MONTEUX

MOZART

Sonate n°10 K330 Carnegie Hall – 21 March 1947

Concerto n°12 K414 II Andante & III Allegretto

San Francisco SO (‘Standard Symphony Orchestra’) Pierre MONTEUX 23 April 1950

William Kapell a laissé relativement peu d’enregistrements mozartiens, mais avec les Sonates K330 et K570, les deux derniers mouvements du Concerto n°12 K414, et enfin les deux précieux enregistrements réalisés à Prades en 1953 (le Concerto n° 17 K 453 sous la direction de Pablo Casals et le Quatuor K493 avec Arthur Grumiaux, Milton Thomas et Paul Tortelier), on peut se faire une idée assez précise de sa conception de la musique de Mozart.

L’enregistrement de la Sonate K330 jouée à Carnegie Hall le 21 mars 1947 a déjà été publié sous le label Marston (3 CD 53021-2), mais les techniques de traitement numérique visant à réduire les bruits de fond et autres défauts, ont laissé des traces. Le document proposé ici reflète la source originale, sans aucun traitement électronique. Non seulement la merveilleuse interprétation de Kapell est reproduite avec une plus grande finesse de détail, mais le son de son piano, et notamment son ampleur est bien mieux rendu.

Des extraits d’une interview (en français) d’ Anna Lou Kapell-Dehavenon, la veuve du pianiste, sont donnés en ‘bonus’. Elle nous parle de deux aspects (romantique et moderne) de la personnalité de Kapell, de ses rencontres avec d’autres musiciens (pianistes et chefs d’orchestre), de son action en tant que professeur et aussi de son trac.

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William Kapell Carnegie Hall – 21 March 1947

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William Kapell left relatively few Mozart recordings, but with the Sonatas K330 and K570, the last two movements of Concerto No. 12 K414, and finally the two precious recordings made in Prades in 1953 (Concerto No. 17 K 453 conducted by Pablo Casals and Quartet K493 with Arthur Grumiaux, Milton Thomas and Paul Tortelier), we can imagine a fairly precise idea of his conception of Mozart’s music.

The recording of Sonata K330 given at Carnegie Hall on March 21, 1947 has already been released on the Marston label (3 CD 53021-2), but the processing techniques used to reduce background noise and other defects have left their mark. The document proposed here reflects the original source, without any electronic processing. Not only is Kapell’s wonderful interpretation reproduced with greater finesse of detail, but the sound of his piano, and in particular its fullness, is much better rendered.

Extracts from an interview (in French) of Anna Lou Kapell-Dehavenon, the pianist’s widow, are included as a ‘bonus’. She talks about two aspects (romantic and modern) of Kapell’s personality, his encounters with other musicians (pianists and conductors), his work as a teacher and also his stage fright.

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