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Quatuor Beethoven – VI – Beethoven Quatuors n°4 Op.18 n°4, n°10 Op.74 ‘Les Harpes’ & n°16 Op.135

n°4 Op.18 n°4 – Moscou Petite Salle du Conservatoire 13 mars 1960 Cycle Beethoven 3ème concert

n° 10 Op.74 – Moscou Petite Salle du Conservatoire 13 avril 1960 Cycle Beethoven 4ème concert

n°16 Op.135 – studio 12 juin 1952

Dmitry Tsyganov, violon I, Vassily Shirinsky, violon II, Vadim Borisovsky, alto et Sergei Shirinsky, violoncelle

Au cours de la saison 1959-1960, le Quatuor Beethoven a donné dans la Petite Salle du Conservatoire de Moscou un cycle de quatre concerts dédiés à des Quatuors de Beethoven, à savoir le 31 octobre 1959 (concert I) Quatuors n°1 Op.18 n°1 et n°7 Op.59 n°1; le 13 décembre 1959 (concert II) Quatuors n°2 Op.18 n°2 et n°15 Op.132; le 13 mars 1960 (concert III) Quatuors n°4 Op.18 n°4 et n°14 Op.131 et enfin le 13 avril 1960 (concert IV) Quatuors n°10 Op.74 et n°13 Op.130. De ces concerts, ont subsisté des enregistrements des Quatuors n°4 Op.18 n°4 et n°10 Op.74. Ils ont été publiés au Japon en 1995 dans un coffret Triton de 7 CD (MECC 26-018-26024) qui est devenu introuvable et ces enregistrements ne sont pas accessibles autrement. Ils nous permettent d’écouter le Quatuor Beethoven jouer Beethoven en concert dans sa formation d’origine.

Dmitry Tsyganov était célèbre pour son interprétation dionysiaque voire diabolique du vigoureux et virtuose passage en arpèges du premier violon qui intervient peu avant la coda du premier mouvement du Quatuor n°10 Op.74 dit « Les Harpes ». Cet enregistrement permet de fixer ce moment unique, bien mieux que la version de studio qui date de 1972.

L’enregistrement du Quatuor n°16 Op.135 provient d’un autre CD, publié en France en 1991 par la firme Vogue (VG 651027). Il s’avère en tous points supérieur au microsillon Melodiya D8023-8024 publié en 1961, dans lequel l’ajout d’une réverbération excessive donnait une apparente plus-value sonore, mais dénaturait l’interprétation.

Il existe dans plusieurs Radios allemandes (Köln, Frankfurt, Bayerische Rundfunk) ainsi qu’à la Radio de Kiev d’autres enregistrements du Quatuor Beethoven dans sa formation d’origine. Espérons que ceci intéressera un éditeur. On peut penser notamment à Meloclassic qui a publié beaucoup d’archives, en particulier de musique de chambre, provenant de Radios allemandes.

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During the 1959-1960 season, the Beethoven Quartet gave in the Small Hall of the Moscow Conservatory a cycle of four concerts comprised of Quartets by Beethoven, namely on October 31, 1959 (concert I) Quartets n°1 Op.18 n°1 and n°7 Op.59 n°1; on December 13, 1959 (concert II) Quartets n°2 Op.18 n°2 and n°15 Op.132; on March 13, 1960 (concert III) Quartets n°4 Op.18 n°4 and n°14 Op.131 and to end with, on April 13, 1960 (concert IV) Quartets n°10 Op.74 and n°13 Op.130. From these concerts, recordings of Quartets n°4 Op.18 n°4 and n°10 Op.74 have survived. They have been published in Japan in 1995 in a « Triton » 7 CD boxset (MECC 26-018-26024) that is long out of print and these recordings are not available otherwise. They allow us to hear the Beethoven Quartet play Beethoven live with their four original members.

Dmitry Tsyganov was famous for his dionysiac and almost diabolical performances of the vigourous and virtuoso « arpeggio » sequence of the first violon which comes shortly before the coda of the first movement of Quartet n°10 Op.74 « Harp ». This recording allows to perpetuate this unique moment, much better than the 1972 studio version.

The recording of Quartet n°16 Op.135 comes from another CD, published in France in 1991 by Vogue (VG 651027). It is vastly superior to the Melodiya LP D8023-8024, published in 1961, in which an excess of  added reverb  gave a flattering sound but almost fatally marred the performance.

In several German Radios (Köln, Frankfurt, Bayerische Rundfunk) as well as the Kiev Radio, there exist other recordings of the Beethoven Quartet with its four original members. Let’s hope a record company will be interested, e.g. Meloclassic which published many archive recordings, a.o. of chamber music, from German Radios.

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Mitropoulos- VI – Berlioz Symphonie Fantastique NYPO

Dimitri Mitropoulos New York Philharmonic

Columbia 30th Street Studios – 24 février 1957

Bande 19 cm/s 2 pistes (7.5 ips ; 2 tracks) OMB – 6

Nous poursuivons cet Hommage à Dimitri Mitropoulos (1896-1960) à l’occasion du 125ème anniversaire de sa naissance. D’ici la fin de l’année, quatre autres publications vont suivre.

Février 1957, c’était pour Columbia le début de la stéréo. Le 18 février Bruno Walter commença à Carnegie Hall l’enregistrement de la Deuxième Symphonie de Mahler qu’il ne pourra terminer que l’année suivante. Pour cette Symphonie Fantastique, nous sommes dans les Studios Columbia de la 30ème rue, une ancienne église arménienne, qui a été utilisée depuis fin 1948 pour un très grand nombre d’enregistrements de musique de chambre et d’orchestre. La prise de son stéréophonique, très soignée, assume une esthétique sonore qui vise au spectaculaire, ce qui fonctionne parfaitement avec cette œuvre. L’interprétation, comme toujours très personnelle, de Mitropoulos est une réussite. Notons que le chef l’avait donnée au concert à Carnegie Hall les jeudi 21 et vendredi 22 février, et l’enregistrement a été réalisé le dimanche 24.

Disposition de l’orchestre à Carnegie Hall (saison 1956-1957)

We go on with this Tribute to Dimitri Mitropoulos (1896-1960) for the 125th Anniversary of his birth. Until the end of this year, four more posts will follow.

February 1957 was for Columbia the beginning of Stereo. On February 18, Bruno Walter began in Carnegie Hall the recording of Mahler’s Second Symphony which he was able to complete only the following year. For this Symphonie Fantastique, we are in the Columbia 30th Street Studios, a former Armenian church, which was used since the end of 1948 for a very large number of chamber music and orchestral recordings. The stereophonic recording, very carefully done, displays a chosen sound spectacular aesthetics, which matches this work perfectly well. The performance, very personnal, as always with Mitropoulos, is a winner. Note that the conductor performed it at Carnegie Hall on Thursday 21 and Friday 22, and the recording was made on Sunday, the 24th.

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Schnabel – II – Schubert « Forellenquintett » D667 Membres du Quatuor Pro Arte & Claude Hobday

Artur Schnabel, piano; Alphonse Onnou, violon; Germain Prévost, alto,

Robert Maas, violoncelle, Claude Hobday, contrebasse

London Abbey Road Studio n°3 – November 16, 1935

Engineer: Edward Fowler

Artur Schnabel et les membres précités du Quatuor Pro Arte (biographie par Anne van Malderen) ainsi que le contrebassiste Claude Hobday (1872-1954) ont enregistré ce quintette « La Truite » en 1935, mais la qualité sonore de cet étonnant microsillon japonais EMI-Toshiba GR-2020 du milieu des années soixante, gravé à partir de reports effectués à Londres par Anthony Griffith, donnerait plutôt à penser qu’il a été enregistré bien plus tard. L’explication est d’une part la prise de son du magicien Edward Fowler et d’autre part que l’on est en présence d’une copie directe et sans traitement de pressages vinyles effectués à partir de matrices métalliques de qualité exceptionnelle.

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Artur Schnabel and said members of « Quatuor Pro Arte » (biography by Anne van Malderen) together with double-bass player Claude Hobday (1872-1954) have recorded this « Trout Quintet » in 1935, but the sound quality of this astonishing Japanese LP EMI-Toshiba GR-2020 from the mid-60s, cut from transfers made in London by Anthony Griffith would rather suggest a much later recording date. The explanation is on the one hand the sound captured by the magician Edward Fowler and on the other hand that this is an unprocessed transfer from vinyl pressings made from exceptionally clean metal parts.

Alphonse Onnou, violon

Robert Maas, violoncelle & Germain Prévost, alto

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Walter – I – Mahler Symphonie n°1 – New-York Philharmonic

New York Philharmonic Bruno Walter

Carnegie Hall – 24 Janvier 1954

Bruno Walter a dirigé plusieurs fois cette symphonie avec le NYPO, et ce dès 1924 (les 28 et 29 février). Il la dirigea de nouveau en octobre 1933 (les 12, 13, 14, et 15), en octobre 1942 (les 22, 23, 24 et 25), en février 1950 (les 9, 10 et 12) et enfin une seule et unique fois en 1954, pour le concert radiodiffusé du dimanche 24 janvier depuis Carnegie Hall, suivi le lendemain par l’enregistrement pour Columbia dans cette même salle (plutôt que dans l’ habituel « Columbia 30th Street Studio »). Le concert public est plus vivant que sa contrepartie pour le disque. On remarque, à l’écoute de l’enregistrement du concert, une certaine sécheresse de l’acoustique de Carnegie Hall, que l’on ne perçoit pas dans la salle vide où le disque a été capté.

Bruno Walter conducted several times this symphony with the NYPO, as early as 1924 (February 28 and 29). He conducted it again in October 1933 (12, 13, 14, and 15), in October 1942 (22, 23, 24 and 25), in February 1950 (9, 10 and 12) and only once and for the last time in 1954, for the Sunday broadcast Concert of January 24 from Carnegie Hall, followed on the next day by the recording for Columbia in the same venue (rather than the usual « Columbia 30th Street Studio »). The live performance is more lively than its disc countertpart. When listening to the broadcast concert, one notes some dryness in the acoustics of Carnegie Hall, not to be found in the empty hall where the disc has been recorded.

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Fischer-Dieskau – Brahms Lieder und Gesänge Op.32 Klust – Mahler Lieder eines fahrenden Gesellen Philharmonia Orchestra Furtwängler

Brahms Lieder und Gesänge Op.32 n° 1-6 & 9 Hertha Klust piano 

Berlin 25 mai 1955 – Prod: Fritz Ganss Eng: Horst Lindner

Mahler Lieder eines fahrenden Gesellen – Philharmonia Orchestra Wilhelm Furtwängler – London Kingsway Hall 24 & 25 juin 1952

Prod: Lawrence Collingwood Eng: Douglas Larter

Bande HMV 19cm/s 2 pistes HTB 409

En 1956, HMV a publié ces enregistrements en microsillon (ALP 1270), mais aussi sous forme de bande magnétique HTB 409. Le couplage de ces deux œuvres est inhabituel, et ce d’autant plus que Fischer-Dieskau a enregistré en juin 1955 les Kindertotenlieder de Mahler avec le BPO sous la direction de Rudolf Kempe. Essayons d’en décrypter les raisons:

Les Lieder eines fahrenden Gesellen ont été enregistrés par Fischer-Dieskau et Furtwängler les 24 et 25 juin 1952 en profitant du temps d’enregistrement disponible après les séances consacrées à l’intégrale de Tristan und Isolde de Wagner.

Le 29 novembre 1953, Furtwängler écrit à Walter Legge en évoquant l’enregistrement du Monologue d’Amfortas en projet avec Fischer-Dieskau et le Philharmonia lors de sa venue à Londres en mars 1954: « J’imagine que les Lieder eines fahrenden Gesellen enregistrés avec Fischer-Dieskau n’ont toujours pas été publiés. Comme je fais dans les prochains jours les Kindertotenlieder avec Fischer-Dieskau à Berlin, ce serait semble-t-il une bonne idée de les enregistrer à la place du Monologue d’Amfortas si on dispose d’assez de temps ». Le 3 décembre, Legge confirme ce changement. De plus, entre les deux concerts de Furtwängler prévus avec le Philharmonia au Royal Festival Hall les 5 et 12 mars 1954, un étonnant Récital de Lieder de Schumann avait été programmé le 7 mars dans cette même salle avec Fischer-Dieskau et Schwarzkopf, Furtwängler étant au piano. Legge propose le programme suivant: Dichterliebe, Frauenliebe und Leben et 15 Duos.

Le 12 janvier 1954, Furtwängler écrit à Legge depuis le sanatorium d’Ebersteinburg (Baden-Baden) où il doit séjourner pour se remettre des effets de ses traitements aux antibiotiques américains qu’il avait pris le mois précédent. Il a du annuler une tournée avec le BPO et une autre (au Portugal) avec le WPO, ainsi qu’une série d’autres concerts. Il annonce en outre qu’il ne pourra assurer à Londres que le concert du 12 mars. Il demande donc d’annuler le concert du 5 mars et le Récital du 7 mars. Le 18 janvier, Legge lui répond en exprimant ses regrets. Le 2 février, Furtwängler lui confirme qu’il ne dirigera que le concert du 12 mars et en confirme le programme. Le 7 février, Furtwängler écrit à Legge pour lui faire savoir que ses médecins l’autorisent finalement à reprendre ses activités le 1er mars et qu’il a programmé une série d’enregistrements avec le WPO (N.B. en fait du 28 février au 8 mars). Il n’est plus question d’enregistrer les Kindertotenlieder. Il n’en sera également pas fait état dans les échanges ultérieurs entre le chef et Legge.

Quant à Fischer-Dieskau, il recherchera activement, mais en vain, un enregistrement des Kindertotenlieder provenant des concerts berlinois de décembre 1953.

Dans ses mémoires, il laisse entendre qu’à l’époque il n’est pas satisfait de l’enregistrement qu’il en a fait avec Rudolf Kempe et le BPO en raison du manque d’entente entre l’orchestre et le chef. Ce sont probablement les raisons du choix du couplage Brahms/Mahler, grâce auquel la subtilité du piano d’Hertha Klust (1907-1970), que d’ailleurs Furtwängler appréciait beaucoup, mais dont la carrière fut semble-t-il abrégée par des problèmes auditifs, répondait à celle de la direction de Furtwängler.

Dietrich Fischer-Dieskau & Wilhelm Furtwängler – Titania Palast Décembre 1953

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In 1956, HMV published these recordings as a LP (ALP 1270), but also on a reel-to-reel magnetic tape HTB 409. The coupling of these two works is unusual, al the more so, since Fischer-Dieskau recorded in June 1955 Mahler’s Kindertotenlieder with the BPO conducted by Rudolf Kempe. Let’s attempt an explanation:

The Lieder eines fahrenden Gesellen were recorded by Fischer-Dieskau and Furtwängler on June 24 and 25, 1952 during available recording time further to the sessions devoted to the complete recording of Wagner’s Tristan und Isolde.

On November 29, 1953, Furtwängler writes to Walter Legge and mentions the project recording of the Amfortasmonolog with Fischer-Dieskau and the Philharmonia during his stay in London in March 1954: « I gather that the Lieder eines fahrenden Gesellen with Fischer-Dieskau, which we recorded, have still not been released. As I am doing the Kindertotenlieder with Fischer-Dieskau in Berlin in the next few days, it would seem to be a good idea to record this as well – instead of the Amfortasmonolog – if there is time ». On December 3, Legge confirms the change. Moreover, between both Furtwängler’s concerts arranged with the Philharmonia at the Royal Festival Hall on March 5 and 12, 1954, an astonishing Recital of Lieder by Schumann had been scheduled on March 7 in the same venue with Fischer-Dieskau and Schwarzkopf, Furtwängler being the pianist. Legge suggests the following program: Dichterliebe, Frauenliebe und Leben and 15 Duets.

On January 12, 1954, Furtwängler writes to Legge from the Ebersteinburg sanatorium (Baden-Baden) were he has to stay to undergo a course of treatment which became necessary as a consequence of American antibiotics which were given to him the previous month. He had to cancel a tour with the BPO and another one (in Portugal) with the WPO, as well as a series of other concerts. He also mentions he will be able to conduct only the second London concert on March 12. As a consequence, he requests the cancellation of the March 5 concert as well as of the Recital of March 7. On January 18, Legge answers and expresses his regrets. On February 2, Furtwängler confirms he will conduct only the March 12 concert and also confirms the program. On February 7, Furtwängler writes to Legge to inform him that his doctors can discharge him as early as March 1st and that he has arranged with the WPO to do some recordings during that period (N.B. in fact between February 28 and March 8). It is no longer contemplated to record the Kindertotenlieder. Nor will this recording be further discussed in the next letters between the conductor and Legge.

As to Fischer-Dieskau, his active searches to find a recording of the Kindertotenlieder from the December 1953 Berlin concerts remained fruitless.

In his memoirs, the singer suggests that he was then not satisfied with the recording of this work he made with Rudolf Kempe and the BPO, because of the lack of understanding between the orchestra and the conductor. These are probably the reasons for the choice of the Brahms/Mahler coupling, thanks to which the subtility of the piano of Hertha Klust (1907-1970), whom by the way Furtwängler liked very much, but whose career was most probably shortened by hearing problems, mirrored that of Furtwängler’s conducting.

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