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Fritz Busch – II- Mozart: Serenade « Haffner » K250 Sinfonie-Orchester Winterthur, Peter Rybar, Violine

Fritz Busch – Das Sinfonie-Orchester Winterthur Peter Rybar, Violine

Enr/Rec: Winterthur Stadthaus Konzertsaal September 1949

Source 33t Brüder-Busch Gesellschaft e.V. (BBG) F 667 293

Peter Rybar connaissait les frères Busch depuis les années trente, et Fritz Busch avait souvent dirigé l’orchestre de Winterthur dont Rybar était le Konzertmeister depuis 1938 (et le premier violon du Quatuor de Winterthur), l’orchestre ayant alors et jusqu’en 1950, pour chef Hermann Scherchen. Notons que Rybar a longtemps été, en alternance avec Michel Schwalbé, Konzertmeister de l’Orchestre du Festival de Lucerne. On connaît ses enregistrements avec Clara Haskil (Brahms Quintette Op.34, Mozart Sonate K.454 et Busoni Sonate n°2 Op.36a). Un autre partenariat régulier était avec Edwin Fischer et le couronnement en a probablement été le concert Beethoven donné au Septembre Musical de Montreux 1951 avec les Concertos n°3 et 4 ainsi que le Triple Concerto, les solistes étant Fischer, Rybar et le violoncelliste Antonio Tusa (remplaçant Enrico Mainardi, malade), qui sera suivi en mai 1952 d’une tournée d’une dizaine de concerts (toujours avec Antonio Tusa) en Allemagne, en Italie et en Suisse avec au programme les 5 Concertos pour piano et le Triple Concerto de Beethoven.

Ayant appris fin août 1949 que Fritz Busch se trouvait en Suisse, à Zürich, pour quelques semaines, Rybar se hâta de lui proposer de faire des enregistrements avec lui à Winterthur pour la firme Concert Hall. Cette situation se reproduira un an plus tard à Vienne avec Marcel Prawy pour une série d’enregistrements (Beethoven Symphonies n°3 et 8, Haydn Symphonie n°101) décidés là aussi à la dernière minute. A Winterthur, Busch enregistra la Sérénade « Haffner » pour laquelle Peter Rybar était le violon solo, la Cinquième Symphonie de Schubert D.485, et deux œuvres de Mendelssohn, l’Ouverture  » Die Schöne Melusin » Op.32 et le Scherzo de l’Octuor Op.20. Ces enregistrements ont été réalisées à la Stadthaus de Winterthur, dans la Konzertsaal (1200 places), renommée pour son acoustique. Ils permettent de documenter la relation entre ces deux grands musiciens au sujet de laquelle les biographes sont peu diserts.

Comme le mentionne Peter Rybar dans une interview filmée en 1993, les captations étaient réalisées par mouvements entiers et sans montage. Dans l’édition d’origine, et aussi sur le premier microsillon édité par la BBG, les Andante I (2ème Mouvement) et II (6ème Mouvement) ont été permutés, mais Peter Rybar a confirmé qu’il s’agissait seulement d’un problème de mise en disque pour éviter de couper le 4ème mouvement, et que l’ordre des mouvements devait être rétabli.

Peter Rybar

Fritz Busch

Winterthur Stadthaus

Peter Rybar met the Busch brothers in the 30’s and Fritz Busch often conducted the Winterthur Orchestra of which Rybar was the Konzertmeister since 1938 (and also the first violin of the Winterthur Quartet), the orchestra having then and up to 1950, Hermann Scherchen as music director. It is worth mentioning that Rybar was also, alternating with Michel Schwalbé, Konzertmeister of the Luzerner Festspielorchester. We know of his recordings with Clara Haskil (Brahms Quintet Op.34, Mozart Sonata K.454 and Busoni Sonata n°2 Op.36a). Another regular partnership was with Edwin Fischer, the high point of which being the Beethoven concert at the ‘Septembre Musical de Montreux 1951‘ with Concertos n°3 and 4 as well as the Triple Concerto, the soloists being Fischer, Rybar and cellist Antonio Tusa (remplacing the ailing Enrico Mainardi), followed in May 1952 by a tour (also with Antonio Tusa) of about ten concerts in Germany, in Italy and in Switzerland with Beethoven’s 5 Piano Concertos and his Triple Concerto.

Having learned toward the end of August 1949 that Fritz Busch was in Switzerland, in Zürich, for a few weeks, Rybar lost no time and proposed him to make recordings with him in Winterthur for the firm Concert Hall. This situation happened again one year later in Vienna with Marcel Prawy for a series of recordings (Beethoven Symphonies n°3 et 8, Haydn Symphony n°101), also a last minute decision. In Winterthur, Busch recorded the « Haffner » Serenade for which Peter Rybar played solo violin, Schubert’s Fifth Symphony D.485, and two works by Mendelssohn, the Overture  » Die Schöne Melusin » Op.32 and the Scherzo from Octet Op.20. These recordings were made at the Winterthur Stadthaus, in the Konzertsaal (seating 1200), known for its acoustics. They allow to document the relationship between these two great musicians about which the biographers say much too little.

As Peter Rybar points out in a 1993 filmed interview, the takes were comprised of complete movements with no edit. On the original LP, and also on the first LP issued by the BBG, Andante I (2 nd Movement) and II (6th Movement) were permuted, but Peter Rybar confirmed that it was only for the purpose of avoiding on the LP a cut in the middle of the 4th Movement, and that the original order had to be restored.

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Fischer – II – Schubert: Wanderer Fantasie D.760 Moments Musicaux D.780

Edwin Fischer, piano

Wanderer Fantasie D.760 London Studio n°3 Abbey Road 22 & 24 May 1934

Moments Musicaux D.780 London Studio n°3 Abbey Road 18 May 1950

Edwin Fischer – Recital Berlin Beethovensaal 23 October 1933

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Edwin Fischer – BBC National Program 19 November 1933 19.30

Voici un nouveau report à partir d’un des disques (GR-2199) de la série de microsillons EMI-Toshiba publiés au cours des années 1960, dont la qualité musicale reste une référence. Les 78 tours de 1934 sont reportés à partir de pressages vinyl, avec un minimum de traitement. Le report de la bande de 1950 (Moments Musicaux) obéit au même principe de fidélité maximale au son original.

La « Wanderer » de 1934, un des enregistrements les plus impressionnants d’Edwin Fischer, effectué peu après des concerts notamment à Berlin et à Londres, est particulièrement bien captée, et on peut ainsi apprécier toute la fougue de son interprétation, mais aussi la douceur de ses phrasés et de son toucher dans les pianissimi.

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Here is a new transfer from one of the LPs (GR-2199) of the series published by EMI-Toshiba during the 1960’s, of which the musical quality remains unmatched. The 78rpm recorded in 1934 are transferred from vinyl pressings with minimal processing. The transfer of the 1950 tape (Moments Musicaux) obeys the same principle of maximal fidelity to the original sound.

The 1934 « Wanderer », one of Edwin Fischer’s most impressive recordings, made soon after concerts a.o. in Berlin and in London, is remarkably well recorded, which allows to enjoy all the fire of his performance, but also the softness of his phrasings and of his touch in the pianissimi passages.

Les liens de téléchargement sont dans le premier commentaire. The download links are in the first comment.

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Fischer – Philharmonia Orchestra – Beethoven Concerto pour piano n°3 Op. 37

London Kingsway Hall – 7 & 14 mai 1954

Ci-dessus: Fischer – Orchestre de Chambre de Lausanne (1948)

Entre les 3 et 20 mai 1954, Edwin Fischer a fait à Londres une importante série d’enregistrements, dont trois Concertos (Mozart Concerto n°20 K466, Beethoven Concertos n° 3 & 4). Seul, le Concerto n°3 Op. 37 a été publié sur bande (2 pistes 19cm/s, réf HTB 402). Il est également le seul de ses enregistrements londoniens à avoir été réalisé à Kingsway Hall, tous les autres ayant été captés dans les studios d’Abbey Road.

Fischer dirigeait habituellement du clavier les Concertos de Bach et de Mozart. C’était également le cas pour les Concertos n° 1 à 4 de Beethoven. Cette pratique n’était pas du tout systématique. En voici quelques exemples concernant le Concerto n°3. Il le dirigea avec son Orchestre de Chambre le 25 mars 1938 à Berlin, mais également à Paris au Théâtre des Champs-Élysées le 19 octobre 1953 à l’occasion d’une intégrale des Concertos avec piano de Beethoven (y compris le Triple Concerto) avec l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire (14 et 19 octobre 1953). Seul le Concerto n°5 était dirigé par un chef (Georges Tzipine). Par contre, ce même Concerto n° 3 était dirigé par Herbert von Karajan lors du concert donné le 10 août 1949 au Festival de Lucerne et par Alberto Erede à la RAI de Turin le 3 mars 1950.

Il n’est donc pas surprenant que Fischer soit mentionné comme chef pour cette prestation de studio avec le Philharmonia. Cependant, dans sa discographie, Roger Smithson apporte le commentaire suivant: « Toutes les éditions des Concertos 3 et 4 mentionnent Fischer comme étant le chef, jusqu’à RLS2900013 (1984) qui indique – sans explication – que Manoug Parikian, le « leader » du Philharmonia, »dirigeait  » les exécutions. Les archives d’EMI confirment qu’il a été engagé comme chef d’orchestre pour les séances d’enregistrement. Cependant, les éditions ultérieures en CD d’EMI continuent de mentionner Fischer en tant que chef. Gerald Kingsley, élève de Fischer présent lors de l’enregistrement du Concerto n°4, confirme que Fischer a dirigé l’œuvre d’un bout à l’autre depuis le piano. J’ai posé la question à Manoug Parikian peu avant son décès survenu en 1987, mais il ne se souvenait pas de ces séances et ses agendas n’ont pas permis d’apporter une clarification ».

Berlin Philharmonie 25 mars 1938

Théâtre des Champs-Elysées – 19 octobre 1953

Between May 3 and 20, 1954, Edwin Fischer made in London an important series of recordings, among them three Concertos (Mozart Concerto n°20 K466, Beethoven Concertos n° 3 & 4). Only the Concerto n°3 Op. 37 has been published on tape (2 tracks 7.5 ips, ref HTB 402). It is also the only one of his London recordings to have been made in Kingsway Hall, whereas all the other ones have been recorded in the Abbey Road studios.

Fischer usually conducted the Bach and Mozart Concertos from the keyboard. It was also the case for Beethoven’s Concertos n° 1 to 4. This was not by far systematic. For example, as far as Concerto n°3 is concerned, he conducted it with his Chamber Orchestra on March 25, 1938 in Berlin, but also in Paris at the « Théâtre des Champs-Élysées » October, 19 1953 as part of a complete peformance of all of the Beethoven piano Concertos (including the Triple Concerto) with the « Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire » (October, 14 and 19 1953). Only the Concerto n°5 involved a conductor (Georges Tzipine). On the other hand, this same Concerto n° 3 was conducted by Herbert von Karajan during the concert given on August 10, 1949 at the Lucerne Festival and by Alberto Erede at the RAI Torino on March 3, 1950.

It is thus not surprising to see Fischer mentioned as conducting this studio performance with the Philharmonia. However, in his discography, Roger Smithson brings the following comment: All issues of the Beethoven Concertos 3 and 4 identified Fischer as the conductor until RLS2900013 in 1984, which stated – without explanation – that Manoug Parikian, the leader of the Philharmonia, “directed” the performances. EMI archive documentation confirms that he was engaged as the conductor for the sessions. However, subsequent EMI CD issues credit Fischer as conductor. Fischer’s student Gerald Kingsley, who was present at the recording of Concerto no 4, states that Fischer conducted this work from the keyboard throughout. I asked Manoug Parikian for his comments not long before his death in 1987, but he could not recall these sessions and his diaries provided no clarification.”

Les liens de téléchargement sont dans le premier commentaire. The download links are in the first comment.